lundi 28 juillet 2014

Vous avez un nouveau message !


Plus de deux mois que je n’ai pas posté !
Le fait est que je travaille sur un nouveau projet qui me prend toute mon énergie, toute mon attention, mes idées, ma créativité…
Comme les vacances approchent, je relâche un peu la pression et ça me donne l’occasion de vous parler d’un petit truc qui m’accompagne dans ce projet et qui me permet de rester confiante et positive dans ce que j’entreprends : les « Notes de l’Univers ».

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir» révélait Paulo Coelho dans L'Alchimiste. Et bien, c’est un peu l'idée de ces Notes.

Il s’agit de courts messages inspirants, libérateurs, positifs en provenance de « l’Univers » qu’on reçoit par mail tous les jours après s’être inscrit sur le site tut.com et avoir renseigné deux objectifs qu’on souhaite atteindre.
 
 
Plus de 600.000 personnes sont abonnées à ce site (que j'ai connu par un voyageur tahitien, à l’autre bout du monde) fondé par Mike Dooley, un ancien consultant américain devenu auteur et conférencier sur le pouvoir de notre pensée et ses possibilités infinies. Son mantra est « thoughts become things ».

Bon je sais, ça sonne un peu « gourou pipo du développement personnel » mais qu’importe le personnage ! Je ne lirai surement pas ses livres, mais ses quelques lignes inspirantes dans ma boîte mail tous les matins sont mon shoot quotidien de confiance et d’énergie positive.

Certains jours, le message que je reçois est un petit miracle ! Il fait vraiment écho à mes préoccupations, à mes freins, à mes questionnements et représente exactement l’encouragement dont j’ai besoin pour me permettre de ne pas me laisser enfermer dans mes pensées. Souvent ce message m’accompagne plusieurs jours, me fait rêver et me donne l’envie ou la folie de transformer ce rêve en réalité.

D’autres fois les phrases sont tellement alambiquées et obscures qu’elles ne m’évoquent rien et je passe mon chemin sans y prêter plus d’attention.

Je vous laisse découvrir quelques Notes qui m’ont particulièrement parlée et vous souhaite un bel été (et peut-être que je reviendrai :-) !

dimanche 25 mai 2014

Bill Viola, sculpteur de temps

© Bill Viola Ascension Bill Viola Studio, Long Beach, Etats-Unis Photo Kira Perov

Je me suis retrouvée au Grand Palais ce jour là avec l’envie de m’immerger dans une exposition pour m’échapper de mon quotidien. Trop de queue pour Monumenta ou Robert Mapplethorpe, restait Bill Viola que je ne connaissais pas.

Dès l'entrée, on est baigné dans une atmosphère étrange : un dédale de salles plongées dans le noir, des vidéos, rien que des vidéos, des installations de toutes sortes d’où défilent en boucle des films au ralenti qui questionnent la vie, la mort, le temps qui passe.
Des sons sourds qui s’échappent comme des chuchotements, inquiétants, enveloppants.
L’obscurité qui isole et offre un rapport à l’œuvre presque exclusif.

Et ce même principe : les images s’égrènent lentement pendant de longues minutes où les yeux rivés sur l’écran on tente de saisir le moindre changement. Puis soudain, une accélération et tout se transforme subitement, subtilement, sans qu’on y ait prêté attention. Peut-être est-ce la façon de Bill Viola de nous pousser à ralentir, à observer, à prendre le temps que notre époque ne prend plus ?

Alors on calme son impatiente, on se cale sur le rythme des vidéos, et les minutes commencent à s’oublier, à s’allonger, à s’arrêter. La sensation de percevoir le monde de loin, plongé dans un univers onirique ou dans un état quasi méditatif.

Une visite comme une expérience sensorielle, un parcours introspectif qui repose, apaise et fait du bien.
Claustrophobes et personnes speed s’abstenir.

Bio expresse :
  • Artiste américain né à New York, âgé de 63 ans.
  • Étudie l’art plastique à l’Université de Syracuse à New York, puis s'intéresse rapidement à la musique électronique.
  • Sa fascination pour le son le pousse à intégrer la section expérimentale tournée vers les arts visuels. Il y découvre l’art vidéo qui lui permet, au-delà de l’aspect pratique, de nourrir une réflexion sur le lien existant entre le son et l’image.
  • En 1972, il commence à mettre en place des installations vidéo et participe à cette effervescence qui entoure ce nouvel art dans des manifestations avec des artistes comme Nam June Paik, Bruce Nauman, Richard Serra.
  • Traversé par un questionnement existentiel omniprésent depuis un accident dans son enfance où il manque de se noyer, il entame, vers le milieu des années 1970, une quête spirituelle qui le mène au Japon chez un maître zen ou dans le nord de l’Inde dans des monastères bouddhistes.
  • Dans ses réalisations, Bill Viola tente, à travers une démarche intimiste, d'explorent l'espace-temps et d'exprimer son cheminement émotionnel et spirituel.
  • Sa signature est l'usage récurent du slow motion
  • Considéré aujourd’hui comme l’un des pionniers de cet art, il est probablement celui qui a été le plus loin dans l’expérimentation du genre.

Bill Viola au Grand Palais jusqu’au 21 juillet 2014
L’exposition réunit plus de vingt œuvres (qui durent de 7 à 35 minutes) depuis ses débuts jusqu'aujourd’hui.


mardi 13 mai 2014

Paroles de femmes

crédit photo Maï Hua - SuperByTimaï

On trouve parfois sur les blogs de sublimes choses, des femmes qui parlent de sensibilité simplement, sans fausse pudeur, avec beaucoup de douceur et de candeur.
Si j'ai envie de vous faire découvrir ces deux blogs aujourd'hui, c'est que je pense que la parole de ces femmes est importante, compte dans notre société et qu'elle contribue à transformer positivement le regard des femmes sur elles-mêmes. D'avantage, peut-être, que les magazines parce qu'elle est incarnée par des filles "normales". 

Le premier blog est celui de Mina, une bloggeuse algérienne, une belle notoriété dans son pays, une jolie rencontre il y a quelques années, un vrai coup de cœur !
Sur son blog "Jeune Vie Algéroise" elle partage avec beaucoup de recul et d’autodérision, pêle-mêle des petits moments de son quotidien et des sujets plus sérieux. Cette fille a un talent fou, j’aime son ton parfois drôle et incisif quand elle décrit la société algérienne, parfois mélancolique et poétique quand elle fait parler les silences.
Nul besoin de partager sa culture pour se sentir concernée, derrière ses petites anecdotes ou ses prises de position, c'est d'elle qu'elle nous parle, de ses rêves, de sa quête. Ses phrases, au-delà de leur sens et au-delà des mots, viennent directement percuter nos émotions.

Voici un extrait d’un de ses derniers posts, vous pouvez le lire intégralement ici.
« La nuit des contes finie, on a marché doucement dans la grande rue presque vide. On a eu peur de voir des rats par terre, on les a craint en fixant le bord du trottoir. Puis on a décidé que c’était bête et qu’il valait mieux lever la tête au ciel.
Y a rien qui ronge ou qui rampe en haut, que des choses qui volent et qui filent. Et des anges, et des anges.
Et la vie qui glisse. »

Le deuxième blog qui me touche est celui de la célèbre bloggeuse parisienne Maï, color designer de son métier, auteure du blog "Super By Timaï". Je vous avais déjà parlé d’elle ici. Elle partage sur le net sa conception de la beauté qu’elle voit partout. Pas une beauté classique et maîtrisée, mais une beauté faite de singularité, de tâtonnements, de grâce, de féminité, de différence, d'ouverture et de partage.
Cette fille dégage une joie de vivre et une bienveillance incroyable ! Elle a un don, celui de savoir toucher ses lecteurs par ses mots, sa façon de parler de choses toutes simples qu'on a tendance à taire et d'inspirer une grande vague d'amour et une empathie immédiate.

Dans ce post qui date d’hier, j’aime sa jolie définition des larmes de joie.
« Alors, pourquoi les émotions, même heureuses, font elles pleurer? Pourquoi on rit pas? Tout simplement. Est ce forcément un chagrin? Un chagrin qui aurait trouvé le moyen de s’exprimer? Grâce à un peu de beauté justement? C’est peut être ça une émotion, un chagrin qui devient beau? »

lundi 5 mai 2014

La vie rêvée de l'instagrameuse

photos trouvées sur Instagram


Elle vit à Paris ou dans une grande ville #frenchgirl

Chez elle, on trouve quelques meubles design et une bougie Dyptique #style #instahome

Le matin, elle prend son petit déjeuner avec une fleur, c’est poétique #instamorning #beautiful
 
Elle porte des tee-shirts à message et tous les jours, elle photographie ses pieds #fromwhereistand #ootd

Isabel, Céline et Sézane sont ses meilleures amies #instafashion

Le matin, elle a un rendez-vous dans un café hyper tendance ou alors elle va se balader le long du canal St Martin à la recherche de rues pour se photographier  #perfect #moment

Puis elle rejoint une copine dans un nouveau resto et ensemble, elles prennent en photo leur plat et surtout le dessert #instafood #yum

Parfois elle commande un café crème avec de jolis dessins dessus. En ce moment c’est plutôt un smoothy parce que c’est detox ! #heathyfood #detox

L’après midi elle va à une expo ou bien elle fait du shopping. De retour chez elle, elle souhaite la bienvenue à son nouvel achat et le photographie #instagood

Le soir, après un apéro en terrasse avec plein d’amis, elle va manger un burger frites dans un resto ultra tendance #foodporn #burger

En rentrant chez elle, elle immortalise le couché de soleil sur les toits de Paris, c’est magnifique #paris #parisjetaime

Avant de dormir elle souhaite une bonne nuit aux instagrameuses qui suivent sa vie en leur envoyant une pensée philosophique #latergram #quote

Enchantée par tant de félicité, elle ferme les yeux en rêvant à la couleur de la tasse qu’elle choisira demain pour son petit déjeuner #lifestyle

mercredi 30 avril 2014

L'enfer au paradis


Autres vacances autre expérience : après un séjour en solitaire en février dans un pays encore sauvage et préservé, je suis partie pour Pâques en famille dans une petite station balnéaire perdue entre un désert de pierres, une mer peuplée de poissons extraordinaires et des montagnes roses qui s’enflamment au couché du soleil.
Un décor enchanteur à l’état naturel dont l’industrie du tourisme s’est emparé pour y construire un bord de mer artificiel encombré de complexes hôteliers ultra modernes où se déverse en continu un flot de vacanciers assoiffés de fête, de chaleur et de plage.

Trop de monde, trop de musique, trop de bruit, trop de nourriture, trop de sollicitations.
Suis-je la seule à aimer l’espace, la mesure, être au calme de temps en temps, être seule parfois, ne pas sans cesse consommer ?

mardi 8 avril 2014

Les inspirations de Dries Van Noten

Pièces de Dries Van Noten devant les toiles géométriques de Vasarely

C’est d’abord, devant chaque vitrine, des textes qui expliquent les sources d’inspiration de Dries Van Noten d’une justesse et d’une poésie incroyable ! Tellement évocateurs qu’ils m’ont fait voyager plus que les collections elles-mêmes !

Je vous en livre un extrait sur l’univers de Francis Bacon qui inspire le designer. Sublime ! Je ne me lasse pas de le relire :
« Extrêmes dans l’émotion : larmes et rires, horreur et joie. Le travail à la fois fascinant et terrifiant du peintre irlandais Francis Bacon capture l’intensité du corps en mouvement et en tension. A la limite de l’horreur et de la beauté, sa peinture révèle des bribes d’énergie pure. Elégance et disgrâce se superposent et se confondent, suggérant la force et la passion de la chair. S’approprier la laideur pour mieux définir la beauté, sublimer ce qui déplait et transformer le dégoût en charme deviennent ainsi des principes de création».

Et puis c’est une scénographie originale, un voyage à l'intérieur de l'esprit du designer, un travail de décomposition de ses sources d’inspiration qui m’a fait penser à l’analyse des rêves où viennent s’enchevêtrer les souvenirs conscients et inconscients.
D’une part, Dries Van Noten se livre à une introspection et révèle, pour chaque pièce qu’il a sélectionnée, ses multiples inspirations. D’autre part, la conservatrice du Musée, Pamela Golbin, sonde l’inconscient collectif pour déceler à travers un détail d’une veste, une couleur ou le volume d’une robe, l’influence de collections emblématiques d’autres couturiers auxquels Dries Van Noten a dû se référer involontairement.

Le résultat est une juxtaposition de pièces de Dries Van Noten, de vêtements d’autres créateurs et d’œuvres diverses d’artistes : le fameux tailleur « Bar » de Dior, des peintures de Vasarely, des extraits de films comme La leçon de piano de Jane Campion, des objets telle la superbe épée d’académicien de Jean Cocteau réalisée par Cartier ou de spectaculaires fresques murales comme celle de l’artiste floral japonais Makoto Azuma, pour ne citer que les œuvres qui m’ont le plus touchées….

Au final, cette scénographie reflète assez justement l’esprit des vêtements de Dries Van Noten qu’on qualifie souvent de « cadavre exquis » tant sa mode est composée d’associations surprenantes de couleurs, de matières et d’imprimés.

vendredi 28 mars 2014

Fast information : en mode détox !


Depuis quelques temps, j’ai l’impression de ne plus savoir où donner de la tête pour me tenir informée de ce qui se passe dans les domaines qui m’intéressent ni comment gérer la multitude de sources d’information disponibles !

Chaque matin, je n’ai pas encore ouvert l’œil que j’ai déjà une liste de mails qui m’attendent dans ma boîte de réception : des actualités sur la mode, des newsletters de différentes marques de mode, de multimarques de mode, de multimarques de décoration, de design, des newsletters de tendances en tout genre, en France, dans le monde, des informations sur l’univers de l’art, des mails de galeries d’art, des lettres d’information sur le marketing, les tendances digitales, l’e-commerce, les réseaux sociaux… et ça continue comme ça tout au long de la journée, avec des pics de réception le midi et en fin d’après midi ! Bon, c’est vrai que chaque fois qu’une marque m’intéresse d’un point de vue personnel ou professionnel, je m’inscris à sa newsletter pour voir ce sur quoi elle communique. Mais aujourd’hui, je crois que je frôle l’overdose…

Ce n’est pas tout, sur internet, les  sources d’information ne cessent aussi de se multiplier : webzines, versions en ligne des magazines papier, les blogs qui, à l’image des sites d’information, cumulent les publications dans la journée et se transforment en véritables medias (blogs de Garance Doré, The Man Repeller ou le Daily Elle qui était à l’origine le blog de la journaliste Sophie Fontanelle). Et bien sûr les réseaux sociaux deviennent incontournables : suivre les bonnes personnes sur Twitter c’est comme recevoir quasiment en direct les communiqués de l’Agence France Presse !
Et difficile de se passer d’Instagram qui délivre une information facile, ludique, sans effort.

Certains jours je me sens agressée par cet excès d’information, hermétique à la moindre lecture, esclave de mes mails, partagée entre une furieuse envie de tout supprimer et la peur de rater une précieuse nouvelle. J’ai l’impression que plus je consacre du temps à m’informer, plus j'ai le sentiment de ne pas suffisamment en savoir et plus cette boulimie d’’information me vole mon temps et me nourrit mal. Elle m’épuise, jusqu’à l’écœurement et laisse peu de place à la réflexion et à l’inspiration.
Je me suis rendue compte aussi que lorsque je prends la poudre d’escampette sur net, c’est souvent par désœuvrement, pour échapper à un problème ou à un moment d’ennui. 

Alors puisque les détox sont à la mode en ce moment, j’ai pris la décision de faire une détox d’information et de réduire mon temps quotidien dédié à cette « fast information »  que sont les newsletters, blogs, réseaux sociaux.
Mon autre résolution est d’octroyer plus de place à des magazines papier qui proposent des sujets plus fouillés ou qui prennent plus de hauteur. Consommer moins mais mieux en sorte.
Attention, je ne dis pas du tout que ce qui est sur le net est de mauvaise qualité, je ne le pense pas d'ailleurs, mais je commence à croire que consulter un magazine laisse plus de respiration, plus de place à l’imagination, à l’inspiration.
Je ne sais pas si c’est le touché agréable du papier ou le plaisir de tourner les pages, la position plus relaxe qu’on prend quand on lit une revue ou le faible poids du journal qui fait qu’on peut le tenir machinalement en réfléchissant … Surement aussi que la lecture est plus concentrée, moins distraite par les nombreux liens ou possibilités de clics qu’offre le net ?

Pour l'instant, je constate que cette diète forcée a tendance à développer mon attention, mon acuité et me sortir d’une passivité dans laquelle je commençais à tomber face à cette masse de données. Un peu comme un régime aiguise les sens et développe les envies !
Et puis, le fait de limiter ce temps devant les écrans et de prioriser mes lectures me donne l'impression de lire "utile" ou de lire "plaisir" mais de ne plus me laisser entrainer par cette course sans fin à l'omniscience.
Et quand je m'octroie, de temps en temps, des petites errances sur le net (on ne peut pas non plus se renier quand même :-), je trouve que j'en prends d'avantage plaisir, c'est un peu comme une récréation, je me défoule !
 
Et vous, quelles sont vos priorités en matière d’information ?
Etes-vous plutôt presse écrite ? Web ?
Combien de temps y consacrez-vous chaque par jour ? A quel moment ?