lundi 24 janvier 2011

berceuse



J'écoute en boucle cette chanson en ce moment.
Elle est triste, elle parle de la mort d'un être cher, mais ces paroles murmurées avec beaucoup de retenue et d'acceptation m'apaisent.

dimanche 23 janvier 2011

la magie du défilé

Je suis allée au défilé du jeune créateur Tillmann Lauterbach hier.
J’ai beaucoup hésité à y aller : c’est une ligne homme, un créateur peu connu, un défilé modeste… bref, je faisais déjà ma blasée après un maigre palmarès de 3 défilés !!! C’est n’importe quoi…
Au final, comme d’habitude, la magie a opéré !
Je me suis sentie transcendée, transportée ! J’étais très émue, avec cette impression que ça touchait une vérité en moi.
J’ai trouvé le défilé d’une beauté à en pleurer. Mais pas une beauté classique.
L’étrangeté d’abord, avec une musique sourde qui semblait sortir des profondeurs de la terre, qui montait et m’enveloppait.
La fragilité, du visage pale et émacié des mannequins, de leur longue et fine silhouette. La dureté, de leurs traits aussi.
La radicalité des silhouettes sombres et brutes.
Et la pureté des coupes, du tombé des matières.
Le défilé a eu lieu dans un hôtel particulier du Marais, dans une petite pièce typique des appartements parisiens du 18ème, surchauffée par des spots qui projetaient une lumière crue. Le lieu et l’ambiance du défilé étaient en totale opposition avec l’esprit de la collection. Mais peut être que c'est cette proximité entre le public et les mannequins ou ce décalage entre le lieu et les silhouettes qui défilaient qui a permis à cette beauté brute de surgir ?
Et puis, dans ces défilés un peu underground, il y a toujours des personnages ! J’aurai aimé avoir le talent pour les prendre en photo et les présenter… Certains étaient vraiment étranges. Je suis sure que ça participe à l’ambiance du défilé aussi.