mardi 13 mai 2014

Paroles de femmes

crédit photo Maï Hua - SuperByTimaï

On trouve parfois sur les blogs de sublimes choses, des femmes qui parlent de sensibilité simplement, sans fausse pudeur, avec beaucoup de douceur et de candeur.
Si j'ai envie de vous faire découvrir ces deux blogs aujourd'hui, c'est que je pense que la parole de ces femmes est importante, compte dans notre société et qu'elle contribue à transformer positivement le regard des femmes sur elles-mêmes. D'avantage, peut-être, que les magazines parce qu'elle est incarnée par des filles "normales". 

Le premier blog est celui de Mina, une bloggeuse algérienne, une belle notoriété dans son pays, une jolie rencontre il y a quelques années, un vrai coup de cœur !
Sur son blog "Jeune Vie Algéroise" elle partage avec beaucoup de recul et d’autodérision, pêle-mêle des petits moments de son quotidien et des sujets plus sérieux. Cette fille a un talent fou, j’aime son ton parfois drôle et incisif quand elle décrit la société algérienne, parfois mélancolique et poétique quand elle fait parler les silences.
Nul besoin de partager sa culture pour se sentir concernée, derrière ses petites anecdotes ou ses prises de position, c'est d'elle qu'elle nous parle, de ses rêves, de sa quête. Ses phrases, au-delà de leur sens et au-delà des mots, viennent directement percuter nos émotions.

Voici un extrait d’un de ses derniers posts, vous pouvez le lire intégralement ici.
« La nuit des contes finie, on a marché doucement dans la grande rue presque vide. On a eu peur de voir des rats par terre, on les a craint en fixant le bord du trottoir. Puis on a décidé que c’était bête et qu’il valait mieux lever la tête au ciel.
Y a rien qui ronge ou qui rampe en haut, que des choses qui volent et qui filent. Et des anges, et des anges.
Et la vie qui glisse. »

Le deuxième blog qui me touche est celui de la célèbre bloggeuse parisienne Maï, color designer de son métier, auteure du blog "Super By Timaï". Je vous avais déjà parlé d’elle ici. Elle partage sur le net sa conception de la beauté qu’elle voit partout. Pas une beauté classique et maîtrisée, mais une beauté faite de singularité, de tâtonnements, de grâce, de féminité, de différence, d'ouverture et de partage.
Cette fille dégage une joie de vivre et une bienveillance incroyable ! Elle a un don, celui de savoir toucher ses lecteurs par ses mots, sa façon de parler de choses toutes simples qu'on a tendance à taire et d'inspirer une grande vague d'amour et une empathie immédiate.

Dans ce post qui date d’hier, j’aime sa jolie définition des larmes de joie.
« Alors, pourquoi les émotions, même heureuses, font elles pleurer? Pourquoi on rit pas? Tout simplement. Est ce forcément un chagrin? Un chagrin qui aurait trouvé le moyen de s’exprimer? Grâce à un peu de beauté justement? C’est peut être ça une émotion, un chagrin qui devient beau? »

8 commentaires:

  1. Tu as réussi à mettre en mots ce que je ressens en vadrouillant sur des blogs comme ceux de Mai et de Mina :)
    F.
    http://coral-and-mint.blogspot.com/

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  2. Bonjour Carine, J'ai pour habitude de visiter votre blog pour voir si vous aviez du nouveau. C'est ce que j'ai fait à l'instant. Mais connaissant JVA et MAï, je crois que c'est moi , du coup, qui vais vous proposer un beau billet que j'ai découvert...

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  3. Attendez, vais voir si je peux vous poster cela!

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  4. pas évident en fait.
    Bref, ça s'appelle Catachrèse, et le profil facebook du bloggeur c'est Elbesbass Bass'la. Ne me demande pas ce que c'est hahaha!!
    Voilà, moi j'ai aimé et je partage. Ptete aimeras-tu.
    bonne continuation!

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  5. Catachrèse (s)… -1-

    Une cause nationale
    Non, la catachrèse n’est pas un nom de famille, le patronyme d’un sale type ou celui d’un chic type. Ce n’est pas non plus le nom donné au siège de Sébastopol, épisode principal de la guerre de Crimée. Vous serez enfin déçus d’apprendre également que ce n’est pas une simple insulte d’un capitaine Haddock en pétard, insulte récurrente comme cercopithèque, cataplasme, cataclysme, etc.
    S’il est, en revanche, une figure de style qu’on a obligation de connaître au-delà de la métaphore, figure reine tout de même, il ne peut alors s’agir que de la catachrèse.
    Ce procédé stylistique à part, rhétorique et philosophique à son origine avant de migrer principalement vers la littérature, est un plaisir oratoire qui peut beaucoup dire. La catachrèse est l’art de détourner un mot ou une expression de son sens propre pour l’élargir et le dilater ; mais le fait de détourner un outil de son usage ordinaire pour l’affecter à d’autres tâches relève également de la catachrèse. Ou du système D.
    Parce que je n’ai pas de tournevis à portée de main alors que je dois impérativement dévisser le pied de ma table afin de le réparer (tiens, une table peut-elle avoir un pied ? une autre catachrèse), je me sers de ma clef (de serrure) pour régler le problème. Je fais donc un usage catachrétique d’un outil à la place d’un autre. Et si l’Algérie veut participer à la coupe du Monde, elle doit faire appel à des joueurs français. Non, algériens ! Non, ceux-là sont d’abord français, car nés en France, puis algériens, puisque leurs parents sont nés en Algérie. Non, pas tout à fait. Ils sont algériens parce qu’ils aiment l’Algérie ; ils sont français par défaut. Ils n’ont pas le choix, ils sont juste nés là-bas. Bref, ils sont français et algériens à la fois, cela dépend des besoins. Ou du cours du pétrole.
    Euh, comment dire ? Pour être précis, ce n’est pas parce qu’ils ne connaissent même pas l’Algérie qu’ils ne peuvent être que français, non. Ce serait être mauvaise langue tout de même que de penser que ces jeunes, très dynamiques même si parfois la coupe de cheveux ne va pas trop, seraient venus vêtir le maillot national pour le plaisir de se faire remarquer au Brésil, nourris, logés et primés. Et puis on s’en fiche que les plus mauvaises langues, celles qui ont vraiment du métier et du muscle, pensent que ces Fralgériens vêtissent le maillot (bi) national simplement parce que le maillot français était un peu trop grand pour eux. Il faut être honnête : ils sont prêts à se saigner jusqu’à l’os. Puis, toujours vaillants, ils entameraient l’os jusqu’à le saigner lui aussi. Et quand ils auraient saigné la peau, alors décharnée, et l’os, complètement fracturé et fracassé, eh bien ils seront toujours là, debout, droits, à se battre pour saigner ce qu’il peut y avoir derrière l’os. Ces joueurs, il faut se mettre d’accord là-dessus, sont dévoués. On ne les connaissait pas du tout avant le Mondial, mais c’est un fait : ils sont convaincants. Ils étaient français avant cette compétition planétaire, les voilà algériens du jour au lendemain, d’accord. Mais ce n’est pas grave : cette coupe, on veut la gagner. Et on la gagnera. On commencera par mettre la pile aux Allemands, le reste il se fera tout seul…
    Voilà, pour revenir à la catachrèse, ce n’est pas que l’équipe algérienne de football est catachrétique puisqu’elle fait intervenir des joueurs à la place d’autres joueurs, mais il y a parfois de quoi s’interroger…
    S’interroger par exemple sur ce que font en ce Mondial les étoiles brillantes du championnat algérien. Ou sur ce que vont faire, après ce Mondial, les étoiles filantes de l’équipe (bi) nationale actuelle.
    Enfin, ce n’est sans doute pas pour rien que des philosophes comme Quintilien, Aristote et Cicéron, pour ne citer qu’eux, se sont interrogés sur la catachrèse, mais elle le prouve encore : elle a bien le chic de nous embêter !

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  6. La mazurka du regret
    Non, la catachrèse ce n’est pas " Dodo la Saumure" qui s’est vu, aujourd’hui, le 30 juin, refuser par la justice belge la possibilité de donner à son nouveau bar à putes les 3 initiales qui ont fait baver tant de "journaleux ", petits bandits et pieds nickelés d’une désinformation (ou non-information) dont on se serait bien passé, et noircir des centaines de pages inutiles dans la presse : D.S.K. On a beau s’en moquer, il reste finalement un peu de lucidité à ces Belges. Et D, S et K resteront donc les initiales d’un homme et ne s’afficheront pas sur l’enseigne de ce bordel, sciemment, légalement posé aux frontières franco-belges.
    Mais la catachrèse de ce lundi tant attendu par les Allemands et les Algériens, un jour qui demeurera forcément dans l’Histoire, c’est l’Algérie qui joue et la France qui a peur, hélas. C’est la France qui joue, également, quelques heures avant, et que l’on oublie. C’est, aussi, la France qui bat et vit au pouls algérien. Pourtant le match se passe loin, très loin de Paris. Pourtant, selon toute vraisemblance, il n’y a pas de quoi tressaillir. Une sorte d’objet rond, le ballon ; deux équipes, deux pays ; et une liesse populaire, indescriptible quel que soit le résultat. Normalement.
    Oui c’est, normalement, la grande fête. Mais cette vérité toute simple est sans compter ces quelques supporters insupportables. Avec eux, elle n’est pas. Elle ne peut être, la joie. Et c’est ça la triste vérité. Quelques hommes, malintentionnés, sans gêne, sans respect pour le drapeau algérien qu’ils brandissent fièrement, sans respect non plus pour le drapeau français et sa République, et ses Institutions, et ses citoyens qui, français comme eux, sont leurs concitoyens. Non, ces fauteurs de troubles s’excitent, cassent, caillassent, fracassent, démolissent le mobilier urbain et brulent des voitures, grattent les murs avec leurs griffes, les poussent même pour se faire remarquer. Ces trouble-fête se comptent par dizaines seulement, mais leur "aura" et leurs "exploits" ont pris une ampleur troublante.
    Catachrèse donc, puisque derrière chaque supporter peut se cacher un trouble-fête, derrière quelques trouble-fête il peut y avoir des supporters insupportables. Mais l’Algérie, l’Algérien, le drapeau, le pays, la nation, tout ce monde n’a rien demandé ! L’Algérie aborde un tournant décisif dans ce tournoi mondial ; les joueurs ont déjà suffisamment de pression sur les épaules avant d’affronter la pelouse. Pourquoi ces énergumènes sans nationalité finalement imposent-ils une algérianité sauvage, jamais connue encore, aux écrans télé du monde entier ?
    Non, il ne faut pas se faire avoir. Ces délinquants, n’ayons pas peur des mots, ne sont ni algériens, ni français, ni brésiliens, ni passionnés de foot, ni foutus d’avoir un minimum de dignité. Ils sont 50, 70, 100 peut-être ou deux cents. Mais l’Algérie est plus grande ; l’Algérie est plus vaste et plus vénérable que ces rabat-joie sans éducation ni morale.
    Honteusement donc, malencontreusement, c’est une soirée douteuse qui s’annonce : inscrite dans la peur avant le match, entachée de cruelle grossièreté avant même le sifflet de l’arbitre, redoutée par tout bon citoyen qui se respecte et récupérée, bien avant l’heure, par le Front National. 25.000 policiers, annonce le gouvernement, postés un peu partout pour veiller à la sécurité de la République française après le coup de sifflet final. Une France ébranlée et embêtée pendant ce mondial à cause de quelques-uns des siens, de ses enfants, mais qui sont identifiés comme algériens. Est-ce le but du football ? Est-ce seulement justifiable ou tolérable ?
    Voilà. Ce n’est pas toujours le cas, mais il arrive que les supporters soient les vedettes et les joueurs, qui se démènent comme des diables, les oubliés. Ou alors les premiers les bourreaux des seconds. Car ont parle de plus en plus de ces destructeurs de la joie et l’on oublie au fil des jours les faiseurs de rêves, les magiciens, ces...
    (c'est quand même franchement pas mal .... @chineur... @ bientôt)

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