mardi 6 septembre 2011

en mal d’inspiration


En ce moment impossible d’écrire, je n’ai pas d’idées, d’envies, de la curiosité pour rien.
Je ne flâne plus le nez au vent mais tête baissée, le nez pointé vers mes baskets que je traine désabusée…
Pourtant il y a eu le mois d’août, avec Paris désert et quelques jours de vacances aussi qui auraient pu me permettre de ralentir, lâcher prise, prendre le temps de regarder autour de moi, m’inspirer.
Mais ça n’a pas fonctionné, c’est dire dans quel état je suis…
Même mes errances sur internet (un jour il faudra que je fasse un post sur l’errance, une nécessité absolue pour moi) ne me permettent plus de me libérer de l’étau qui m’enserre.
Au lieu de me ressourcer aux grés des blogs j’ai l’impression, à la lecture de chaque page, de me heurter aux parois de verre d’un labyrinthe sans fin.

Jusqu’à la découverte ce matin de ce blog http://quietlyaround.blogspot.com/
Sa « base line » (désolée pour le terme marketing, déformation professionnelle !) résume bien ce qui m’a touché : « Petites Aventures, Grands Etats d’Ames ».
C’est une sorte de journal de bord d’une française qui vit en Grande Bretagne et qui aborde des sujets du quotidien livrés de façon simple, sans détours, mais avec beaucoup de retenue. A première vue ça peut sembler sans intérêt, mais l’écriture vraie, juste, me touche et a sur moi un effet libérateur.

Ce blog me rappelle d’ailleurs un autre blog (qui s’est arrêté il y a un an) qui m’avait donné envie de commencer le mien  : http://www.another-room.blogspot.com/.  Et coïncidence, son auteur est elle aussi une française qui vit en Grande Bretagne !

lundi 25 juillet 2011

Cannes



J’aime cette ville.
Pas le Cannes du Festival avec ses paillettes et sa frénésie.
Pas le Cannes des palaces, des boutiques de luxe et des belles voitures.
Ni le Cannes des plages bondées de touristes avides de soleil pendant les mois d’été.
Mais le Cannes de toujours, avec sa lumière et son ciel d’un bleu profond, sa mer apaisante et le rose de ses montagnes à l’horizon.
Sa Croisette un brin désuète bordée de hauts palmiers, de pins parasols et d’immeubles des années 70. Le Carlton et le Martinez, vestiges d’une autre époque.
Le calme de son port quadrillé de bateaux orgueilleux où je vais courir tôt le matin.
Ses villas secrètes cachées dans les hauteurs et la langueur de ses  petites rues discrètes égayées  de Lauriers roses et de Bougainvilliers où j’aime me perdre.
Par moment, lorsque je regarde la ville, j’ai l’impression que le temps s’est arrêté et je retrouve les images de mon enfance…

mercredi 13 juillet 2011

Kenzo, quand la fiction rejoint la réalité


Hier on pouvait lire que Kenzo ne renouvelait pas Antonio Marras dans ses fonctions de Directeur Artistique de la marque. Aujourd’hui on  apprend que c’est le duo de fondateurs des boutiques multimarques américaines Opening Ceremony (un peu l’équivalent de notre Colette), Humberto Leon et Carol Lim,  qui prend la relève.

Retour en arrière, il y a 6 mois.
Dernier grand projet de mon année et demie d’étude de l’univers de la mode. Dossier qui fait la synthèse de tous les cours que nous avons eus : la recherche d’un nouveau directeur artistique pour une Maison de Mode.
Maison étudiée : Kenzo !...

J’aurai aimé vous dire que certains d’entre nous avaient vu juste en désignant ce duo, mais ce n’est pas le cas. Et puis tant mieux, parce que ce choix très audacieux de personnalités qui n’ont jamais créé une véritable collection ni géré les contraintes du calendrier de la mode, ouvre de nouvelles perspectives à la création de mode !
Et ces deux là sont tellement en phase avec l'air du temps et sont connectés à un milieu artistique et intellectuel éclectique, tellement pointu, authentique, novateur (musiciens, réalisateurs, directeurs artistiques, photographes, acteurs….) qu’ils font partis de ceux qui influencent les images de mode, et créent la tendance.

Nul doute qu’ils vont étoffer et enrichir de façon incroyable l’univers de Kenzo qui va devenir la marque à suivre comme l’est Céline depuis l'arrivée de Phoebe Philo.
Je suis impatiente de voir leur première collection !

lundi 27 juin 2011

29 ways to stay creative

En ce moment c’est une période particulière pour moi, je me suis donnée quelques mois avec pour seul objectif de flâner le nez au vent, pour écouter mes envies et découvrir ce qu’il peut en ressortir.
Ca a l’air très excitant dit comme ça, mais en vrai, la nature ayant horreur du vide, ce n’est pas si facile de se laisser aller, expérimenter, perdre du temps, ne rien faire mais rester dans une dynamique quand même…
Lors de mes errances sur la toile (une de mes activités favorites) je suis tombée sur cette petite vidéo qui m’a fait l’effet d’une grande bouffée d’air ! C’est exactement les conseils et encouragements que j’avais besoin d’entendre.

vendredi 24 juin 2011

Appropriation Art : Richard Prince à la BNF


De l’artiste américain Richard Prince, je ne connaissais pas grand-chose, à part sa fameuse collaboration avec Marc Jacobs chez Louis Vuitton en 2008 qui a donné cette ligne de sacs en toile monogramme colorisée, recouverte de « jokes », ces petites histoires drôles typiquement américaines.
J’ai découvert à la BNF un travail plus complexe qu’il n’y parait, qui puise dans la culture et la société de consommation américaine des années 70. Une œuvre constituée d’assemblages de romans de gare, de publicités de magazines, d’illustrations, d’autographes que Richard Prince collecte, photographie et recompose.

J’en suis sortie à la fois emballée et énervée, comme souvent lorsque je vais voir une exposition d’un artiste qui fait de « l’Appropriation Art ».
Emballée parce que je suis en admiration devant ces artistes (comme Sophie Calle ou Jacques Villeglé) dans la lignée de Marcel Duchamp qui prennent la liberté de proposer de nouvelles formes de créations qui font un véritable pied de nez aux académismes. Je trouve leur démarche tellement inspirante et libératrice !
Mais énervée parce que leur travail me semble accessible (je sais que ça peut paraitre complètement présomptueux… ou naïf ?) et je m’en veux de ne pas prendre d’avantage le temps d’explorer d’autres formes artistiques, de sortir des sentiers battus, de tester, d’écouter mes instincts.

Ceci dit, au-delà de ce ressenti, je m’interroge régulièrement sur ce qui fait qu’un artiste plutôt qu’un autre émerge et obtienne la reconnaissance du public. Est-ce un réseau de relations influentes qui favorise la diffusion de ses œuvres ou leur donne un certain crédit ? Le talent exceptionnel de l’artiste ? Un travail qui fait écho à l’air du temps ? Un charisme, une confiance en soi, une persévérance ? Ou peut être un mélange de tout ça…
Richard Prince à la BNF Mitterrand jusqu’au 26 juin 2011

lundi 30 mai 2011

Anish Kapoor au Grand Palais : l'origine du monde

La Bête d'Anish Kapoor est organique, sexuée et sexuelle.

Elle nous laisse pénétrer dans ses entrailles rouges sang, chaudes, irriguées par des vaisseaux géométriques, où gronde le bruit sourd de l'extérieur.



Elle s'offre à nos yeux sous la lumière crue de la verrière du Grand Palais et s'étale, tentaculaire et impudique en encombrant la nef.
 



Le Léviathan d'Anish Kapoor au Grand Palais - jusqu'au 23 juin

lundi 23 mai 2011

être un artiste

"Etre un artiste c’est avoir une vie intérieure et la prendre au sérieux.
Chaque jour j’explore ma vie intérieure et des gens la regardent"

Anish Kapoor - interviewé dans Les Echos