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dimanche 8 février 2015

Mon autre


Je ressors vidée de deux jours de lutte acharnée, de résistance, de tergiversations, de négociations avec mon autre moi.
Pour quelles raisons ? Je ne sais pas. Quelque chose m’a chagriné, sans doute bousculé, dérangé au plus profond de moi… Mais je ne le saisis pas.
Oh j’en ai bien une petite idée, mais une idée superficielle, alors que cet état là, n’a pu être provoqué que par quelque chose d’essentiel.

A un moment, il a fallu que ça cesse, que j’arrête de me torturer, de m’agiter, il a fallu que m’en délivre, que j'utilise la manière forte, à la fois violente et douce : tout stopper et méditer.
Alors je me suis assise, j’ai fermé les yeux, j’ai ressenti, j’ai respiré.
J’en suis sortie apaisée mais épuisée, plus de forces pour lutter, plus d’énergie pour mener des combats, juste envie d’apprécier le calme, le silence, la paix.
Un besoin de réconfort, de douceur, de vêtements doux et enveloppants, de couleurs chaudes et rassurantes.
***
Ne vous inquiétez pas, tout va bien. J’ai écrit ce texte il y a quelques mois, j’ai eu envie de saisir ces moments de tourments qui me traversent parfois en me disant que peut-être, ils vous sont aussi familiers ?

lundi 3 novembre 2014

L'incontournable Granola !


Encore une recette ! C’est la faute d’Instagram, où défilent des photos de plats mis en scène de façon incroyable, qui me donne l'envie de prendre le temps de préparer des petits plats et de les imaginer en images.

Et puis dans ma culture, les plats sont des messages d’amour pudiques qu’on offre à défaut de dire les choses. Ça correspond bien à mon état d’esprit du moment.

Alors voici ma recette de l’incontournable Granola. Je ne me lasse pas d’en manger sur du fromage blanc, avec de la compote de pommes ou des fruits frais de saison.

Préchauffer le four à 150°C chaleur tournante.
Verser 200g de flocons d’avoine dans un saladier.
Ajouter 1 cuillère à soupe d’huile de noisette, une demie cuillère à café de vanille liquide, 2 cuillères à soupe de miel et 2 cuillères à soupe de sirop d’érable. Mélanger.
Ajouter ensuite 50g d’amandes, noisettes concassées et de graines de courge, une pincée de fleur de sel et mélanger encore une fois.
Verser le mélange sur une plaque de cuisson et enfourner pour 10 minutes.
Sortir la plaque du four, mélanger et enfourner pour de nouveau 10 minutes.
Le mélange doit être joliment doré, si ce n’est pas le cas, remettre à cuire encore 5 minutes.
Laisser complètement refroidir pour que ce soit croustillant.
Quand c’est froid, vous pouvez rajouter des fruits secs ou des pépites de chocolat et conserver le tout dans un bocal fermé.

Si vous aimez le Granola très sucré, n'hésitez pas à doubler les doses de miel et de sirop d’érable.



samedi 11 octobre 2014

Le cas du Mug Cake ou Gâteau au chocolat minute


Non, ne fuyez pas, mon blog n’est pas en train de muer en blog de cuisine !
C’est juste que quand le temps se refroidit, quand la lumière baisse et que les journées s’écourtent, j’aime bien rester chez moi, allumer des bougies et, calée entre deux gros coussins, explorer mes internets préférés.

C’est souvent à ce moment là, que j’entends l’appel du sucré et du chocolat : dans ma tête, une petite voix insistante commence à répéter inlassablement « Gâââteaux, gââateaux ! »

Et là, impossible de lutter, je n’ai plus qu’une obsession : mettre la main sur un paquet de biscuits au chocolat. Le truc, c’est que la plupart du temps, je n’ai rien chez moi (c’est la meilleure tactique que j’ai trouvé pour ne pas grignoter toute la journée) et pas non plus envie de sortir affronter l’automne pour m’acheter quelque chose.

Alors j’ai trouvé la parade imparable, l’arme fatale : le gâteau au chocolat minute !
Ce gâteau coche toutes mes cases :
Il est au chocolat.
Il est ultra rapide à faire : c’est d’ailleurs le seul gâteau dont on met plus de temps à déguster qu’à préparer.
Il n’y a aucune vaisselle à faire : oui je sais, ce n’est pas très politiquement correct de dire ça mais je déteste faire la vaisselle (oh j’ai une excuse ! Ça abîme mon vernis à ongles J)

Ce gâteau est indécent : bien compact, bien chocolaté, comme je les aime !

Voici la recette pour une personne :
Il vous faut 40g de chocolat pâtissier, 40g de beurre, une cuillère à café de Rhum, 20g de sucre, 1 œuf, 20g de farine.

Mettez dans un mug le chocolat en morceaux et le beurre et faites fondre aux micro-ondes pendant 40 secondes puis mélangez à la fourchette.
Ajoutez tous les autres ingrédients un par un, dans l’ordre et mélangez  à chaque fois.
Mettez au four à micro-ondes, chaleur maximale, pendant 1 minute et c’est prêt !
Attention de ne pas vous brûler, c’est très chaud !


Bon maintenant je suis sûre que vous me détestez J

lundi 28 juillet 2014

Vous avez un nouveau message !


Plus de deux mois que je n’ai pas posté !
Le fait est que je travaille sur un nouveau projet qui me prend toute mon énergie, toute mon attention, mes idées, ma créativité…
Comme les vacances approchent, je relâche un peu la pression et ça me donne l’occasion de vous parler d’un petit truc qui m’accompagne dans ce projet et qui me permet de rester confiante et positive dans ce que j’entreprends : les « Notes de l’Univers ».

«Quand tu veux quelque chose, tout l'Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir» révélait Paulo Coelho dans L'Alchimiste. Et bien, c’est un peu l'idée de ces Notes.

Il s’agit de courts messages inspirants, libérateurs, positifs en provenance de « l’Univers » qu’on reçoit par mail tous les jours après s’être inscrit sur le site tut.com et avoir renseigné deux objectifs qu’on souhaite atteindre.
 
 
Plus de 600.000 personnes sont abonnées à ce site (que j'ai connu par un voyageur Hawaïen à l’autre bout du monde) fondé par Mike Dooley, un ancien consultant américain devenu auteur et conférencier sur le pouvoir de notre pensée et ses possibilités infinies. Son mantra est « thoughts become things ».

Bon je sais, ça sonne un peu « gourou pipo du développement personnel » mais qu’importe le personnage ! Je ne lirai surement pas ses livres, mais ses quelques lignes inspirantes dans ma boîte mail tous les matins sont mon shoot quotidien de confiance et d’énergie positive.

Certains jours, le message que je reçois est un petit miracle ! Il fait vraiment écho à mes préoccupations, à mes freins, à mes questionnements et représente exactement l’encouragement dont j’ai besoin pour me permettre de ne pas me laisser enfermer dans mes pensées. Souvent ce message m’accompagne plusieurs jours, me fait rêver et me donne l’envie ou la folie de transformer ce rêve en réalité.

D’autres fois les phrases sont tellement alambiquées et obscures qu’elles ne m’évoquent rien et je passe mon chemin sans y prêter plus d’attention.

Je vous laisse découvrir quelques Notes qui m’ont particulièrement parlée et vous souhaite un bel été (et peut-être que je reviendrai :-) !

mercredi 30 avril 2014

L'enfer au paradis


Autres vacances autre expérience : après un séjour en solitaire en février dans un pays encore sauvage et préservé, je suis partie pour Pâques en famille dans une petite station balnéaire perdue entre un désert de pierres, une mer peuplée de poissons extraordinaires et des montagnes roses qui s’enflamment au couché du soleil.
Un décor enchanteur à l’état naturel dont l’industrie du tourisme s’est emparé pour y construire un bord de mer artificiel encombré de complexes hôteliers ultra modernes où se déverse en continu un flot de vacanciers assoiffés de fête, de chaleur et de plage.

Trop de monde, trop de musique, trop de bruit, trop de nourriture, trop de sollicitations.
Suis-je la seule à aimer l’espace, la mesure, être au calme de temps en temps, être seule parfois, ne pas sans cesse consommer ?

jeudi 6 mars 2014

Ma parenthèse enchantée

« Sortez de votre zone de confort »
photo prise à l’exposition « Happy Show » sur le Bonheur
A la Gaité Lyrique jusqu’au 9 mars

Dans mon précédent post, on m’a posé la question « Pourquoi partir pour se retrouver ? ».

Franchement, quand j’ai pris la décision de partir, c’était surtout pour me changer les idées et m’aérer la tête. Se ressourcer, se retrouver, c’était la cerise sur le gâteau, je n’y croyais pas trop.
Je me disais que les vacances, c’était un moment de paix parce qu'il n'y a pas de contraintes et rien à prouver à qui que soit, mais que forcément, de retour à Paris je devrais à nouveau affronter mes problèmes. Bronzée et détendue certes, mais tout serait pareil !

Et bien finalement je me suis trompée : je rentre de mes vacances transformée ! Cette parenthèse m’a permis de sortir de mes habitudes, de rompre avec de mauvais souvenirs et une façon d’avancer qui laissait peu de place à moi-même. Elle m’a surtout permis d’expérimenter ce qui pourrait être ma recette du bonheur ou en tous cas d’un certain équilibre.


C'est la première fois que je prends conscience de cette bouffée régénératrice que peut procurer un voyage.
Peut être est-ce parce que pour la première fois je partais dans un endroit qui n’était pas balisé comme peuvent l’être une grande ville ou un hôtel standardisé aux normes occidentales ? Se réveiller avec le chant des oiseaux, pousser la porte et être dans la nature, découvrir un autre mode de vie m’a permis de déconnecter plus facilement.

Et puis, c’est tellement rare dans notre vie de tous les jours de sortir de nos habitudes, de notre routine, d’être confronté à une autre façon de vivre, de rencontrer des personnes totalement étrangères, de poser un regard neuf et pur, de ressentir des sensations vierges de tout préjugé ou de tout jugement. Il me semble que cet étonnement que l’on ressent nous ramène un peu à l’enfance…
Toutes ces découvertes sont un formidable accélérateur d’émotions : elles nous bousculent, nous questionnent et permettent d’apprendre beaucoup sur nous-même.


Peut-être ce voyage m’a-t-il enchanté parce que, pour la première fois aussi, je me suis donnée le temps. Le temps de tout faire, de ne rien faire, d’expérimenter, de m’ennuyer… il ne s’agissait pas d’un voyage express calé pour visiter + me reposer + bronzer, le tout en 7 jours, transport compris.
Et ça, ça change tout : j’étais moins avide de soleil, d’expériences, de sensations, de rencontres, d'optimiser mon séjour. J’ai ralenti et j’ai laissé venir, j’avais le temps !

Et puis, le fait d’être seule, dans un lieu inconnu, sans contraintes, sans repères, sans horaires m’a fait revenir à l’essentiel : "de quoi j’ai envie ?" et "qu’est ce qui est bon pour moi ?"


Alors je me suis remise à faire du sport, à courir le long de la plage pour débuter la journée. C’était très apaisant d'être au calme, dans un paysage d’une beauté sauvage, d’assister à la lente montée du soleil sur la mer.
Puis très vite j’ai découvert un lieu, niché au cœur de la nature, qui proposait des séances de yoga et de méditation et j’ai pris l’habitude de m’y rendre tous les matins.
Petit à petit j’ai recommencé à ressentir une énergie, un bien-être que je n’avais pas éprouvé depuis longtemps. C’est comme si ces moments que je m’accordais me remplissaient de joie, m’apportaient une force qui m’accompagnait tout au long de la journée.
J’imagine que ça peut paraître étonnant, mais je suis sure que les personnes qui ont déjà médité comprennent !

Et le reste de mes journées passait délicieusement à lire face à la mer, rejoindre des personnes rencontrées, découvrir de nouvelles plages, tester des petits restaurants, visiter des lieux, flâner sur un marché…
Ce voyage m’a rappelé à quel point ces petits moments de plaisir et de découverte sont importants, stimulants, très inspirants. Ils permettent d'être enchanté, étonné, surpris, dérouté ou peut être déçu mais de se « nourrir » et de s’offrir l’opportunité de vivre des émotions !
C’est quelque chose que j’avais oublié… C’est si facile de se laisser absorber par le stress ou la fatigue d’un travail, le froid de l’hiver et de céder à la tentation de ne rien faire, de rester chez soi pour « se reposer ». Mais à force de me préserver, j'ai commencé à dépérir insidieusement.


Bien sûr le retour à la réalité a été rude entre le froid, la pluie, le travail et mon mode de vie citadin qui pour la première fois m’a pesé.
Mais progressivement, je me suis mise à appliquer ces petites recettes qui m’avaient fait du bien pendant ces vacances : méditer, refaire du sport et surtout parsemer ma semaine de petits plaisirs (tester une nouvelle pâtisserie, organiser un petit dîner entre amis) et de découvertes (une expo, un quartier, une boutique, un nouveau lieu) de temps en temps.

Ce que je dis n’a rien de révolutionnaire, j’en ai bien conscience, mais ces choses toutes simples et pourtant essentielles j’ai eu tendance à les oublier ces derniers mois, 
Pourtant c’est tous ces petits moments qui me permettent aujourd’hui de me réjouir, de me régénérer, de respirer, de m’inspirer !

mercredi 12 février 2014

Life is a beach !


Parce qu’il le fallait, je suis partie.
Loin, seule, avec l’envie de me perdre, de poser un regard neuf sur des lieux, des gens. De ne plus penser au temps, qui passe et qu’il fait. De créer de l’espace autour de moi pour laisser à nouveau l’envie émerger.

Quand je suis arrivée, fatiguée par trop d’heures de vol, j’ai levé la tête et j’ai lu ça.


J’ai souri, partagée entre un relent de cynisme et l’espoir que ce soit le signe que j’étais au bon endroit…

Alors j’ai ralenti, j’ai respiré, je me suis allégée, j’ai laissé les pensées négatives se calmer et ça a été…

Ces derniers posts peuvent paraitre déroutants, ils ne parlent pas de mode, d’art ou de création mais de moi et de mes états d’âme... Mais cette petite flamme, ce souffle que je tente de retrouver, ne serait-ce pas justement l’inspiration, l’étincelle de la vie et le moteur de toute création ?

lundi 3 février 2014

Life is a bitch !

Photo Hélène Sage

Au début, il me regardait avec curiosité, découvrait même au fond de moi des pépites que j’ignorais. 
Puis un jour, il n’a plus eu le temps, plus eu l’envie ou plus rien vu… c’est comme ça que ça a commencé.

Ensuite 2013 a été dure (rien de grave pourtant, la vie quoi), je me suis recroquevillée de plus en plus à l’intérieur de moi. 
A un moment, j’ai perdu pied, je ne savais plus qui j’étais, je n’avais  plus confiance en ce qui me faisait vibrer, j’avançais mécaniquement, comme un p’tit soldat… mal forcément. 
Oh, ça ne m’a pas empêché d’accomplir des choses, de sourire, d’aimer, de me réjouir ! Mais pour les paillettes dans les yeux, les grands éclats de rire et les bonheurs partagés on repassera… 

Comment peut-on vivre aussi longtemps si loin de soit ? 
Comment peut-on, pendant si longtemps, s’oublier ? 

Merci Mina de m’avoir rappelé à moi ;-)

jeudi 10 janvier 2013

how can you forget to breathe ?

"Portrait en eaux troubles" du photographe Jacob Sutton
C’est difficile d’écrire régulièrement dans un blog, j’admire vraiment toutes les bloggeuses connues ou moins connues qui s’astreignent à le faire. Je suis sure que toutes me répondraient  qu’écrire c’est un besoin, c’est vrai pour moi aussi, mais pourtant certains jours rien ne vient.

La bloggeuse Maï que j’adore pour sa simplicité et sa joie de vivre en parle d’une certaine façon dans son dernier post : elle a un gros chagrin qu’elle ne souhaite pas partager mais qui justement l’empêche de partager autre chose avec ses lecteurs.
Ça résume vraiment mon ressenti : certains jours je me sens ailleurs, comme en lévitation dans mon propre corps, crispée par un projet qui n’avance pas comme je voudrais ou assaillie par des pensées négatives, incapable de prendre du recul. Et puis il y a ces moments où comme Maï, j’ai un gros chagrin qui remplit tout mon esprit et détruit sur son passage la moindre initiative ou envie.
Dans ces moments je me sens comme en apnée, je ne respire plus, je survis. Et mes petites antennes capables de voir de la grâce et de la poésie dans le quotidien, ces antennes qui hument l’air du temps à l’affût de nouvelles idées, tendances ou concepts sont lamentablement recroquevillées.  Je suis comme amputée d’un sens.
Alors inutile de vous dire que ces jours là, plus rien ne sort, je n’ai plus d’inspiration et tout ce que j’écris est sans âme (et même si ce n’est pas le cas, mon esprit se charge de m’en convaincre).

Et pourtant, souvent il suffirait que je me pose, que je prenne quelques  grandes inspirations pour m’alléger et repartir…  
How can you forget to breathe ?
Je me souviens que lorsque j’ai vu cette phrase au détour d’une errance sur internet, elle m’a tout de suite accrochée et j’avoue que je n’ai pas cherché à comprendre pourquoi… ces mots me faisaient du bien, c’était ce que je voulais pour ce lieu un peu particulier qu’est un blog. Ce n’est que récemment que j’ai réalisé à quel point ils faisaient sens…

Pour finir ce post d’un jour "sans", j’avais envie de partager avec vous ces vers du poète irlandais William Butler Yeats (1865 - 1939 - prix Nobel de littérature en 1923) qui m'évoquent l'idée que je me fais de ce blog :
"Je suis pauvre et n'ai que mes rêves.
Sous tes pas je les ai déroulés.
Marche doucement car tu marches sur mes rêves."

mercredi 4 janvier 2012

le joueur de Kora


Cet après midi, j’étais dans le métro quand un musicien est entré dans le wagon pour faire la manche. C’était un Sénégalais qui tenait un instrument bizarre que je n’avais jamais vu, une sorte de cithare d’où étaient tendues des cordes qui se terminaient en  fils de nylon frisottant.  Je l’ai vu d’un mauvais œil, en me disant qu’il allait encore nous en mettre plein les oreilles, puis je n’y ai plus pensé.

J’ai mis un moment avant de prêter attention à sa musique. Ça semblait être un chant traditionnel de son pays, lent et répétitif, qui s’élevait de sa voix chaude et mélodieuse. Je ne comprenais rien aux paroles, mais l’idée que la musique est universelle a pris tout son sens à ce moment.

Sa musique, tantôt triste, tantôt gaie, m’a fait voyager. Elle m’a parlé de son village, loin d’ici, de la dureté de la vie au quotidien, et de l’acceptation aussi.  Du plaisir de se retrouver le soir, à la lueur d’un feu de bois et de partager des moments d’amitié et de fraternité aux sons de la Kora.

Petit à petit j’ai senti la tension se relâcher, mes épaules se détendre et la fatigue de la journée s’apaiser. J’étais bien, enveloppée et bercée par cette musique douce et rassurante.

Dans le wagon peu à peu les gens se retournaient pour découvrir le musicien. On pouvait lire sur leur visage qu’ils étaient surpris eux aussi par la beauté et la chaleur de ce chant qui contrastait avec l’atmosphère froide et métallique du métro.

En descendant à ma station, je lui ai donné une pièce bien sûr, mais je lui ai surtout dit merci. Merci d’avoir fait arrêter un court instant le flot incessant de mes pensées et de m’avoir offert quelques minutes d’évasion, loin de mes préoccupations quotidiennes. 

samedi 31 décembre 2011

Holidays spirit



Dernier jour de l’année, alors que tout le monde prépare fébrilement son réveillon, j’ai vendu mon service de table sur Le Bon Coin.

C’est une femme d’une quarantaine d’années qui est venue me l’acheter, elle vit dans le 7ème arrondissement de Paris et a toute la panoplie qui va avec le quartier : lèvres pulpées, parka Moncler et bracelet Cartier au poignet. Elle était ravie, limite émue de pouvoir compléter son service de la même marque et de pouvoir offrir à ses 16 convives de ce soir une parfaite table de fête.
Et moi de la voir toute en joie, ça m’a réjoui aussi ! J’adore acheter ou vendre sur eBay ou Le Bon Coin !

Ma démarche n’est pas dans un souci écologique dans le but de limiter la production de biens.
Au-delà du fait que ça me permette de me débarrasser de vêtements ou de meubles sans trop culpabiliser, j’adore l’idée de transmission. J’aime savoir que les objets que j’ai choisis, aimés ne finissent pas au rebus mais passent à une autre personne qui va avoir le même plaisir à les accueillir !
J’aime être secrètement liées à d’autres personnes dans le monde (j’ai vendu une fois une paire de bottes Isabel Marant à une Californienne !) et me dire que nous partageons les mêmes goûts dans tel ou tel domaine.

En fait eBay et Le Bon Coin c’est comme un immense site de rencontres de personnes par affinités !

Et d’ailleurs, je suis en train de vendre sur eBay un bureau Florence Knoll et il se trouve que la personne qui va l’acheter est une personne dont on m’a conseillé, il y a quelques mois, de me rapprocher pour m’inspirer de sa démarche professionnelle.
Et moi je dis que ça, ce n’est pas une coïncidence, c’est une preuve ;-) !

Bon Réveillon A Tous et Très belle Année 2O12 !

jeudi 29 décembre 2011

terrain de je


En février 2011, je finissais mon année et demi d’études à « l’école de la mode », comme la nomme ma petite nièce de 7 ans. Presqu’un an après, je suis nostalgique, j’y pense encore comme une parenthèse enchantée. Et pourtant, ça a été un an et demi de travail acharné, de remises en question, de doutes, de larmes parfois, mais aussi de découvertes, d’exaltation, de moments partagés, de confiance retrouvée.

J’ai vécu cette école comme un retour à l’enfance, un espace protégé, privilégié, pour apprendre, pour se construire, un grand terrain de jeu, un espace d’expérimentation.
Etait-ce le fait qu’on n’était pas noté (ou plutôt que nos notes ne nous étaient pas communiquées) qui faisait que je me sentais libre d’essayer, de tenter, de proposer. Que je me sentais en sécurité aussi, protégée, comme si ce qu’il se passait ici n’aurait pas de conséquences sur la vraie vie. Ici nous étions autorisés à tester nos idées, se lâcher, dépasser nos limites.

Bien sûr cette vision est un peu utopique, il y avait bien des passerelles avec la vie réelle. Les intervenants étaient pour la plupart des professionnels de la mode et les étudiants gravitent également autour de cet univers.
Alors pourquoi je n'essaierai pas de prolonger cet état d’esprit de liberté, d’expérimentation et de découverte dans ma vie professionnelle aujourd'hui ?

mardi 11 octobre 2011

Reminder

“Your time is limited, so don’t waste it living someone else’s life, Remembering that you are going to die is the best way I know to avoid the trap of thinking you have something to lose.

You are already naked, There is no reason not to follow your heart.
Don’t let the noise of other’s opinions drown out your own inner voice, Stay hungry, stay foolish.”

Steve Jobs

mardi 6 septembre 2011

en mal d’inspiration


En ce moment impossible d’écrire, je n’ai pas d’idées, d’envies, de la curiosité pour rien.
Je ne flâne plus le nez au vent mais tête baissée, le nez pointé vers mes baskets que je traine désabusée…
Pourtant il y a eu le mois d’août, avec Paris désert et quelques jours de vacances aussi qui auraient pu me permettre de ralentir, lâcher prise, prendre le temps de regarder autour de moi, m’inspirer.
Mais ça n’a pas fonctionné, c’est dire dans quel état je suis…
Même mes errances sur internet (un jour il faudra que je fasse un post sur l’errance, une nécessité absolue pour moi) ne me permettent plus de me libérer de l’étau qui m’enserre.
Au lieu de me ressourcer aux grés des blogs j’ai l’impression, à la lecture de chaque page, de me heurter aux parois de verre d’un labyrinthe sans fin.

Jusqu’à la découverte ce matin de ce blog http://quietlyaround.blogspot.com/
Sa « base line » (désolée pour le terme marketing, déformation professionnelle !) résume bien ce qui m’a touché : « Petites Aventures, Grands Etats d’Ames ».
C’est une sorte de journal de bord d’une française qui vit en Grande Bretagne et qui aborde des sujets du quotidien livrés de façon simple, sans détours, mais avec beaucoup de retenue. A première vue ça peut sembler sans intérêt, mais l’écriture vraie, juste, me touche et a sur moi un effet libérateur.

Ce blog me rappelle d’ailleurs un autre blog (qui s’est arrêté il y a un an) qui m’avait donné envie de commencer le mien  : http://www.another-room.blogspot.com/.  Et coïncidence, son auteur est elle aussi une française qui vit en Grande Bretagne !

mercredi 15 décembre 2010

collectionneuse de petits riens

De mon précédent voyage j’ai débuté une collection. De regards qui n’arrivent pas à se détacher, de gestes qui se prolongent, de mots mesurés, choisis, à défaut d’en dire d’autres, de silences qui enveloppent et protègent comme un cocon, de phrases lancées comme des flèches aussi, pour qu’elles atteignent leur cible, d'une présence qui consume…

Ces petits riens ramassés sur mon chemin, je les chérie comme des trésors. Parfois ils me suffisent, parfois je me mets en quête d’en dénicher d’autres, en fouillant, en questionnant… Mais comment le pourrais-je vraiment ? Le voyage a pris fin.

Régulièrement,  je contemple ma collection : j’exhume chaque souvenir précieusement conservé, je le caresse, je le polie, je le magnifie. Je me remémore l'instant avant, le moment après, je pars…

On me dit de sortir de ma bulle, de me confronter à la réalité… pas tout de suite, j’y suis bien…

mercredi 22 septembre 2010

bientôt mon anniversaire

J’aimerai,
Être grisée,
Être entourée de quelques amis que j’aime bien,

Me balader jusqu’à pas d’heure dans Paris, sentir la douceur de la nuit comme ce soir, me sentir libre,
Faire la Nuit Blanche (parce que ça sera la Nuit Blanche)
Danser un peu aussi, pas pour me retourner la tête mais pour m’échapper, m’envoler,
Dire n’importe quoi, dire  des bêtises,
Parler à des inconnus, rigoler,
Échanger des regards complices, sourire
Être juste bien…

lundi 22 février 2010

la mode, le style


La mode m’a toujours intéressée. Depuis que je suis petite, j’adorais habiller mes poupées mannequin avec trois fois rien, à défaut d’avoir des tenues bien à elles : un vieux gilet blanc tricoté de bébé devenait un imposant manteau de fourrure, un mouchoir se transformait en une élégante robe bustier… et mes poupées étaient parées pour vivre des aventures mondaines !
Par la suite, j’ai essayé de suivre la mode, de loin, tant bien que mal. A 15 ans je portais à l’envers les gilets de ma mère pour imiter les pulls col V dans le dos de mes amies, à 20 ans je m’efforçais de me constituer un style en copiant discrètement celui de Valentine… C’était la période des tailleurs très épaulés, des 501 et des tops Agnès B.
Mais j’avais toujours l’impression d’avoir une année de retard, pas le bon vêtement au bon moment. La mode c’était comme la quête du Graal !
Les années passants, j’ai appris ce qui m’allait, ce que j’aimais, mon style s’est affirmé et c’est devenu moi dont on s’inspirait, qu’on copiait. J’étais très surprise au début, puis j’en ai tiré une certaine fierté, et même un sentiment de revanche. Le « vilain petit canard » qui bricolait des tenues, qui ne savait pas, qui observait et imitait, avait « dépassé » ses maîtres !
La mode ne m’est pas pour autant devenu un plaisir ou une victoire… c’était une torture avec ses éternelles questions en début de saison : quel look fallait-il avoir ? Etait-ce le bon vêtement ? La bonne couleur ?... J’étais connue par mes amies pour mes hésitations, pour acheter et rendre la semaine d’après, pour regretter. Le moindre achat était scrupuleusement soupesé, j’avais toujours du mal à me décider et mes virées shopping se transformaient en séances d’introspection et de torture mentale !

Alors quand j’ai commencé à m’intéresser de façon compulsive à la mode, en analysant toutes les photos de défilés, en m’informant sur les blogs, en épluchant la presse française et étrangère, en participant à des conférences, ma sœur m’a mise en garde : ma parfaite maîtrise des tendances allait m’enfermer dans des codes rigides qui allaient rendre l’exercice de la mode encore plus difficile et contraignant ! Et j’allais chercher à me conformer à la tendance et je n’allais plus être originale ou développer mon propre style.
Et pourtant c’est tout le contraire qui est arrivé !
La perception des tendances m’a donnée énormément confiance en moi : je savais ce qui se faisait, ce qui était à la mode et ce qui ne l’était pas. Je le savais même mieux que les vendeurs des magasins, puisque je connaissais leurs collections futures et celles des autres.
Mon orgie d’images à fait que j’ai vite été influencée par des silhouettes des saisons actuelles, passées et futures, de créateurs connus ou pas, français ou étrangers, des images vues sur des blogs, des magazines…  Cette fois ci je n’ai pas cherché à copier ces looks, ils ont été un déclencheur, une envie, et j’ai composé des tenues personnelles à partir de ces émotions ou ces impressions. D’ailleurs, la plupart du temps, on ne retrouve pas grand-chose de la silhouette de départ dans ma tenue… la couleur d'un vernis à ongle ? Des volumes ? Un genre ? Une palette de couleur ? Mais je n’y attache pas d’importance. L’essentiel ce sont les histoires que je me raconte, les références que j’ai, peu m’importe qu’on identifie ou non le style que j’ai voulu donner.

Je me suis mise aussi à puiser à nouveau dans des vieux vêtements et à constituer des tenues avec des éléments du passé, plus vraiment au goût du jour, un peu comme quand j’étais enfant en fait. J’aime bien cette idée de me retrouver…
J’ai compris aussi que la mode c’était une multitude de propositions, même si des tendances se dégagent toujours ! Et aujourd’hui je m’intéresse autant aux grandes tendances qu’aux jeunes créateurs moins influents dans la mesure où je suis sensible à leur esthétique, à leur vision de la mode.
Le fait de m’être rapprochée de la mode m’a finalement donné une grande liberté par rapport à ma façon de m’habiller. Aujourd’hui je ne cherche plus mon style. Je sais qu’il n’est pas unique, qu’il sera influencé par mes humeurs, par mes émotions, par mes rencontres. Je sais qu’il sera alimenté par mon histoire, par mon vécu, par mon univers esthétique. Et même si au final je reste assez conventionnelle et pas si décalée dans ma façon de m’habiller, j’aime savoir que ma tenue est le reflet d'une histoire que je me suis racontée.
Je pense qu’au final, c’est ça qui fait le style unique d’une personne !