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dimanche 29 mars 2015

Tendances photo : la photographie culinaire - suite et fin !

Le Slow living

Quand ces photos apparaissent sur mon flux Instagram, au milieu de photos chargées, saturées, colorées, je ressens un apaisement, j’ai l’impression de me laver le regard ! Leurs auteurs semblent célébrer l’art du « slow living », le temps y parait figer.

Instagram Parigote & Local_milk
J’ai d’abord cru qu’elles étaient le fruit de l’influence scandinave dans nos assiettes, mais en creusant, je me suis rendue compte que cette tendance se nourrissait également de l’esthétique japonaise.

L’esprit scandinave d’abord, qu’on commence à bien connaître, inspire des images claires, teintées de couleurs pales où les matières naturelles prédominent.
Cet esprit est celui du concept d’art de vivre danois, le « Hygge » (prononcer « hu-gueh ») qui pourrait se traduire par une atmosphère simple et conviviale qui procure un bien être. On est hygge quand on accorde du sens et de l’importance à un moment ordinaire, quand on goûte à de petites choses simples de la vie avec des personnes chères. 

Instagram cupofcouple & Thedesignfiles
Cette atmosphère scandinave est enrichie par l’esthétique japonaise liée à la culture zen, une culture qui prône  les notions de calme, de vrai, de simplicité, de naturel, de dépouillement et d’humilité. On retrouve cet esprit dans des images épurées qui valorisent le beau dans des objets usuels du quotidien. 

Alors quand le Hygge rencontre le zen, cela se traduit par des photos sobres, sans prétentions, sans excès d’ornement, qui semblent revenir à l’essentiel, à l’essence des choses.

Les tons sont froids, masculins : des beiges, des blancs bleutés, des couleurs délavées. Les matières naturelles sont valorisées : le lin froissé, la céramique patinée, le marbre froid, le bois brut...
Cet effet de matière se ressent même sur la texture de l’image où on devinerait presque un grain, surement obtenu par une faible luminosité.

Instagram maquilunettes & Nessa_b
La vaisselle, de facture artisanale ou traditionnelle, a des lignes pures. Les objets fonctionnels sont montrés, comme une planche à découper ou un torchon négligemment posé, l’empreinte du temps est conservée.
Si cette tendance vous tente, les fournisseurs officiels de vaisselle sont Muji et Astier de Villatte !


Le white & clean

Cette dernière tendance s’inspire des images minimalistes du magazine des grands chefs étoilés, Yam.

 

Les photos « white & clean » zooment sur l’essentiel, l’assiette, aucun décor ne vient perturber le regard.

Les aliments sont disposés de manières graphiques, tout est calibré, millimétré, rien ne dépasse.

Les assiettes sont très éclairées, légèrement surexposées pour qu’il y ait le moins possible d’ombre.

La vaisselle blanche, sobre, intemporelle, s’efface au profit des mets.

Instagram pmolari, souk_and_pix & snowflakesfairy
 
Et pour retrouver la première partie de ces tendances, c'est là !

mardi 10 février 2015

Tendances Maison & Objet janvier 2015

Je partage avec vous aujourd’hui un compte rendu que j’ai fait du dernier salon Maison&Objet.

Cette année encore, la tendance qui domine sur Maison&Objet est l’esprit scandinave.
Un style scandinave toujours aussi fifties qui privilégie les meubles épurés, les matières naturelles mais qui abandonne le duo bois clair et couleur blanche pour se réchauffer de nouvelles teintes douces et poudrées.

Le rose blush est la couleur phare de ce salon. De beige rosé, à rose cuivré ou rose champagne, ce rose 2015 n’a plus rien à voir avec l’univers enfantin.
Il vient par touches réveiller tous les tons de noir et de gris et mixé avec des accessoires gold, laiton ou cuivre, il apporte de l’élégance à un décor.

Cinna et Bloomingville


L’autre couleur tendance pour 2015 est le bleu canard : un bleu-vert, sombre, enveloppant, raffiné, dont la décoratrice du moment, Sarah Lavoine, a fait sa couleur signature.
On retrouve le bleu canard dans des intérieurs très contemporains, associé à des tons de noir et de gris et illuminé par des touches de jaune moutarde.

Angel des montagnes, Sarah Lavoine



Qui dit esprit scandinave dit présence forte des matériaux naturels comme le bois, le rotin, le béton, le marbre, la terre cuite brute ou émaillée, le cuir, le cuivre et le laiton.
On les retrouve sur les petits meubles : tables basses, fauteuils ou les objets déco comme les plateaux, les vases, les horloges, les miroirs. Ils apportent chaleur et authenticité aux intérieurs.



Les formes géométriques sont toujours très présentes notamment les hexagones qu’on retrouve sur de nombreux éléments de déco.
L’esprit est à la collection, on n’hésite pas à multiplier une même forme ou une même pièce !

Bloomingville




Enfin, j’ai un gros coup de cœur pour la marque de décoration danoise Bloomingville qui est un concentré des formes et des couleurs du moment : vases inspirés de l’origami, plateaux ou étagères hexagonales, coussins en poils de chèvre aux couleurs poudrés…  
Vous les trouverez à Paris, chez Fleux, le concept store déco du Marais, qui a aussi un e-shop.

mercredi 17 décembre 2014

Tendances photo : la photographie culinaire

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler des tendances en photographie culinaire.

Le domaine culinaire bouge, on le voit bien à travers les émissions télé qui se multiplient, la starification de chefs ou le lancement de magazines culinaires ultra pointus comme Yam ou Beef.

Parallèlement à ça, on voit fleurir sur les réseaux  sociaux des photos très abouties faites par des personnes comme vous et moi qui font de leurs plats de véritables natures mortes en se réappropriant les codes de l’iconographie culinaire et en jouant avec les bons filtres Instagram.

L'étourdissant compte Instagram " Symmetry Breakfast" aux 113.000 abonnés (!)  d'un couple anglais qui partage tous les jours la photo de de son petit déjeuner





            
Et j’aime bien cette tendance, je trouve qu’elle redonne du temps à la cuisine.
Vous savez, maintenant on aime que nos repas soient prêts en un quart d’heure maxi alors qu’à l’époque de nos grands parents les plats mettaient des heures  à mijoter.
Alors même si le fait de photographier son assiette ne va pas changer notre manière de cuisiner et même si on se contente d’immortaliser des petits biscuits devant une tasse de thé, le fait de prendre le temps de soigner les détails, de penser la présentation, de choisir le bon angle de prise de vue, c’est une façon de ré-accorder du temps à ce qu’on mange !
Et puis je vous garantis qu’une fois que vous avez attrapé le virus de photographier vos plats, vous ne pensez plus vos repas de la même façon et vous vous surprenez à imaginer vos menus en fonction du potentiel photogénique de chaque aliment ;)

J’ai repéré 4 grands styles de photographie culinaire que je qualifierai de « profane ». Je vais parler ici de tendances qu’on voit sur internet, dans les blogs et les réseaux sociaux, pas de plats de grands chefs.

C’est assez dense, je ne voudrais pas frôler l’indigestion, alors je vais scinder le post en deux parties.
Aujourd’hui je vous parlerai de la tendance Twee et de la tendance Néo Rustique.


Bienvenue chez les Twee !
Twee pour « sweet » en anglais, prononcé par un petit enfant, désigne une culture émergente qui valorise la sensibilité, l'excessivement délicat et le mignon. Les Twee aiment les cupcakes, les adorables petits chats, les couleurs pastelles, partagent des valeurs de bienveillance, d’amour et de tolérance et leur esthétique est précieuse à la manière des films de Wes Anderson.

Instagram Amélia Nymphéa

Les photos "Twee" sont surexposées, les couleurs sont éclatantes, vitaminées et présentent une profusion de plats comme une poignée de confettis multicolores lancées sur une table de fête.
Ce sont des photos qui respirent la bonne humeur, la convivialité, le côté bon enfant. Un joyeux désordre (très organisé) qui célèbre la gourmandise et la générosité.

Instagram The other art of living  et  Swaaannn

Les plats mis en avant sont souvent régressifs, bio ou gluten free : goûter, brunch ou petit en-cas. Ce sont rarement de gros dîners.
La vaisselle est fraîche, colorée. Une vraie dînette de poupées !

Instagram Laura Peach et Maloubibi








      
          
Le Néo Rustique c'est chic !
La tendance Néo Rustique a plusieurs sources d’inspiration. Elle est liée d’une part, en réaction à tous les scandales alimentaires, à une volonté de mieux se nourrir, de respecter les aliments de saison, de faire soit-même plutôt que d’acheter des plats cuisinés bourrés d’additifs suspects. C’est aussi une forme de retour aux sources, l'éloge de la nature, du rural, la nostalgie de la cuisine de nos grands-mères qu’on a pourtant, il y a un temps, rejeté.

D'autre part ces photos s’inspirent des natures mortes des peintres flamands du XVIIe siècle représentant des tables où  s’entremêlent victuailles, vaisselle, animaux, dans une opulence débordante.

Nature morte aux oiseaux - peinture Flamande, école du Nord

A l’image de ces peintures, les photos de la tendance Néo Rustique saisissent de grandes compositions de vivres - fruits, légumes, viandes - présentées de façon simple au retour du marché, à peine déballées ou cuisinées dans un grand plat familial. Tout est posé de façon faussement négligé mais ne vous y trompez pas, la composition est très travaillée.

Instagram Café Mode    &    Instagram MrPineappleseed

        

Ces photos valorisent la tradition, les ingrédients de qualité, souvent des légumes ou des viandes oubliées.  Elles mettent en scène des matériaux bruts, anciens, authentiques, comme le bois veiné d’une vieille table de cuisine marquée par les traces du temps.
Les couleurs sont riches, sombres : des bruns, des pourpres, des terres de sienne. La lumière est très travaillée et joue le rôle de révélateur.

Les Néo Rustiques sont souvent des bobos-écolos-bios et leur chef de fil pourrait être Mimi Thorisson avec son fameux blog Manger.

Instagram Matt75010 et Mimi Thorisson



     
Voilà, je vous donne rdv très vite pour les deux autres tendances !

mercredi 27 août 2014

Mes 3 comptes Instagram de l'été

Cet été, loin de mon écran d’ordinateur, un de mes passe-temps favori était de suivre les aventures des personnes auxquelles je suis abonnée sur Instagram. Moi qui n’ai jamais été attirée par les journaux people, je me découvre une curiosité pour la vie d’autres que je ne connais pas, des anonymes influents, dont certains ne s’expriment d’ailleurs qu’à travers Instagram.

Les 3 comptes que j’aimerai vous faire découvrir sont ceux de femmes qui ont pour point commun de mettre en scène et célébrer la beauté de leur quotidien ! Polyvalentes et hyper créatives, ce sont de vraies esthètes, un peu des « Dandy » du 21ème siècle.
Baudelaire disait que « Le Dandy doit aspirer à être sublime sans interruption, il doit vivre et dormir devant un miroir » (« Mon cœur mis à nu », journal intime - 1887).
Et bien c’est l’impression que je ressens quand je m’attarde sur ces comptes. Tout, dans la vie de ces femmes, semble beau, léché, comme si elles incarnaient un « art de vivre ». Certaines postent plusieurs fois par jour et chaque photo, chaque détail est valorisé, impeccablement présenté. C’est une esthétisation d’elles-mêmes et de leur quotidien.


Le premier compte est celui de Carine, Carineca67.
Cette fille me fascine tant sa vie sur Instagram semble parfaite. Je la soupçonne d’être la petite sœur de Brie Van de Kamp si vous voyez ce que je veux dire : jolie maison, habillée avec soin, des talents de cuisinière et des photos qu’on verrait bien dans les pages de magazines de décoration !
Son style est graphique, épuré et joue avec les contrastes de couleurs et de formes. Ses images sont de vraies compositions, calibrées, millimétrées et intègrent toujours un accessoire tendance ou un joli bouquet de fleurs. Ses plats m’ont souvent inspirés et ses desserts m’ont fait rêver tout l’été !

 
Le deuxième compte est celui de Sophie Trem, The Other Art of living.
Sophie est l’auteure du blog du même nom, consultante freelance dans la mode et maman. Sa philosophie qu’elle affiche sur son compte Instagram est « mieux vivre, le bonheur est ma religion, pensée positive »
J’aime ses photos, dans un tout autre genre, plus brutes, plus naturelles, même si elles restent très travaillées. Son univers bohême, son état d’esprit positif et son mode de vie sain sont très inspirants.




 
Et enfin, bienvenue dans le monde merveilleux des Nimphea. Amélia et son mari Paul (qui a son propre compte PaulNimphea) sont un couple fascinant qui semble tout droit sorti d’un film de Jacques Demy.
Ils sont décorateurs, organisateurs d'évènements, créateurs de bijoux. Ils sont beaux, ils s’aiment, travaillent ensemble et sont passionnés par ce qu’ils font.
Leur univers est féminin, très reconnaissable par ses couleurs à la fois douces et vitaminées. Leurs photos sont de véritables mises en scène ou rien n’est laissé au hasard. Chez eux, même un pic-nic improvisé se transforme en une composition gourmande et colorée !


Et vous ? Avez-vous des comptes Instagram préférés ?

lundi 5 mai 2014

La vie rêvée de l'instagrameuse

photos trouvées sur Instagram


Elle vit à Paris ou dans une grande ville #frenchgirl

Chez elle, on trouve quelques meubles design et une bougie Dyptique #style #instahome

Le matin, elle prend son petit déjeuner avec une fleur, c’est poétique #instamorning #beautiful
 
Elle porte des tee-shirts à message et tous les jours, elle photographie ses pieds #fromwhereistand #ootd

Isabel, Céline et Sézane sont ses meilleures amies #instafashion

Le matin, elle a un rendez-vous dans un café hyper tendance ou alors elle va se balader le long du canal St Martin à la recherche de rues pour se photographier  #perfect #moment

Puis elle rejoint une copine dans un nouveau resto et ensemble, elles prennent en photo leur plat et surtout le dessert #instafood #yum

Parfois elle commande un café crème avec de jolis dessins dessus. En ce moment c’est plutôt un smoothy parce que c’est detox ! #heathyfood #detox

L’après midi elle va à une expo ou bien elle fait du shopping. De retour chez elle, elle souhaite la bienvenue à son nouvel achat et le photographie #instagood

Le soir, après un apéro en terrasse avec plein d’amis, elle va manger un burger frites dans un resto ultra tendance #foodporn #burger

En rentrant chez elle, elle immortalise le couché de soleil sur les toits de Paris, c’est magnifique #paris #parisjetaime

Avant de dormir elle souhaite une bonne nuit aux instagrameuses qui suivent sa vie en leur envoyant une pensée philosophique #latergram #quote

Enchantée par tant de félicité, elle ferme les yeux en rêvant à la couleur de la tasse qu’elle choisira demain pour son petit déjeuner #lifestyle

vendredi 28 mars 2014

Fast information : en mode détox !


Depuis quelques temps, j’ai l’impression de ne plus savoir où donner de la tête pour me tenir informée de ce qui se passe dans les domaines qui m’intéressent ni comment gérer la multitude de sources d’information disponibles !

Chaque matin, je n’ai pas encore ouvert l’œil que j’ai déjà une liste de mails qui m’attendent dans ma boîte de réception : des actualités sur la mode, des newsletters de différentes marques de mode, de multimarques de mode, de multimarques de décoration, de design, des newsletters de tendances en tout genre, en France, dans le monde, des informations sur l’univers de l’art, des mails de galeries d’art, des lettres d’information sur le marketing, les tendances digitales, l’e-commerce, les réseaux sociaux… et ça continue comme ça tout au long de la journée, avec des pics de réception le midi et en fin d’après midi ! Bon, c’est vrai que chaque fois qu’une marque m’intéresse d’un point de vue personnel ou professionnel, je m’inscris à sa newsletter pour voir ce sur quoi elle communique. Mais aujourd’hui, je crois que je frôle l’overdose…

Ce n’est pas tout, sur internet, les  sources d’information ne cessent aussi de se multiplier : webzines, versions en ligne des magazines papier, les blogs qui, à l’image des sites d’information, cumulent les publications dans la journée et se transforment en véritables medias (blogs de Garance Doré, The Man Repeller ou le Daily Elle qui était à l’origine le blog de la journaliste Sophie Fontanelle). Et bien sûr les réseaux sociaux deviennent incontournables : suivre les bonnes personnes sur Twitter c’est comme recevoir quasiment en direct les communiqués de l’Agence France Presse !
Et difficile de se passer d’Instagram qui délivre une information facile, ludique, sans effort.

Certains jours je me sens agressée par cet excès d’information, hermétique à la moindre lecture, esclave de mes mails, partagée entre une furieuse envie de tout supprimer et la peur de rater une précieuse nouvelle. J’ai l’impression que plus je consacre du temps à m’informer, plus j'ai le sentiment de ne pas suffisamment en savoir et plus cette boulimie d’’information me vole mon temps et me nourrit mal. Elle m’épuise, jusqu’à l’écœurement et laisse peu de place à la réflexion et à l’inspiration.
Je me suis rendue compte aussi que lorsque je prends la poudre d’escampette sur net, c’est souvent par désœuvrement, pour échapper à un problème ou à un moment d’ennui. 

Alors puisque les détox sont à la mode en ce moment, j’ai pris la décision de faire une détox d’information et de réduire mon temps quotidien dédié à cette « fast information »  que sont les newsletters, blogs, réseaux sociaux.
Mon autre résolution est d’octroyer plus de place à des magazines papier qui proposent des sujets plus fouillés ou qui prennent plus de hauteur. Consommer moins mais mieux en sorte.
Attention, je ne dis pas du tout que ce qui est sur le net est de mauvaise qualité, je ne le pense pas d'ailleurs, mais je commence à croire que consulter un magazine laisse plus de respiration, plus de place à l’imagination, à l’inspiration.
Je ne sais pas si c’est le touché agréable du papier ou le plaisir de tourner les pages, la position plus relaxe qu’on prend quand on lit une revue ou le faible poids du journal qui fait qu’on peut le tenir machinalement en réfléchissant … Surement aussi que la lecture est plus concentrée, moins distraite par les nombreux liens ou possibilités de clics qu’offre le net ?

Pour l'instant, je constate que cette diète forcée a tendance à développer mon attention, mon acuité et me sortir d’une passivité dans laquelle je commençais à tomber face à cette masse de données. Un peu comme un régime aiguise les sens et développe les envies !
Et puis, le fait de limiter ce temps devant les écrans et de prioriser mes lectures me donne l'impression de lire "utile" ou de lire "plaisir" mais de ne plus me laisser entrainer par cette course sans fin à l'omniscience.
Et quand je m'octroie, de temps en temps, des petites errances sur le net (on ne peut pas non plus se renier quand même :-), je trouve que j'en prends d'avantage plaisir, c'est un peu comme une récréation, je me défoule !
 
Et vous, quelles sont vos priorités en matière d’information ?
Etes-vous plutôt presse écrite ? Web ?
Combien de temps y consacrez-vous chaque par jour ? A quel moment ?

dimanche 20 janvier 2013

Tendance motif : les rayures

J’ai remarqué ces dernières années que les tendances deviennent transverses et se retrouvent dans tous les domaines liés à la création. Je ne sais pas si le phénomène s’amplifie grâce à la facilité de diffusion des informations sur le net ou si c’est moi qui suis plus attentive, toujours est-il que je repère de plus en plus souvent les mêmes couleurs ou motifs sur les défilés et dans des éléments de décoration ou de design.

C’est le cas actuellement avec la rayure : que ce soit en mode ou pour toute autre forme de création, les rayures graphiques bicolores sont partout.
 
Est-ce l’influence de l’exposition Monumenta de Buren au Grand Palais cet été qui aura au final  fait d’avantage parler des célèbres colonnes de la cour d’honneur du Palais Royal que de l’exposition en elle-même ? Ou un clin d’œil au code barre, emblème de notre société de consommation ? 

Cette omniprésence de rayures me fait aussi penser à la fameuse scène du film de William Klein « Qui êtes-vous Polly Maggoo », une comédie satirique sur le milieu de la mode en 1966, où l’on voit de jeunes mannequins habillées de larges rayures noires et blanches se confondant au papier peint du même motif. 

Alors qu’elle soit fine ou extra-large, sage ou hypnotique, minimale ou psychédélique, voici comment va s’exprimer la rayure en 2013.
 
Sur les podiums printemps été 2013, la rayure était omniprésente dans les collections de Marc Jacobs (et sur sa campagne de pub, j'en parlais ici), Dolce & Gabbana, Balmain et on la retrouve également chez beaucoup d’autres créateurs. 
final Marc Jacobs PE 2013
 
Dolce & Gabbana PE 2013
 
Balmain PE 2013
Michael Kors / Dior / Jonathan Saunders PE 2013
Cette tendance n’est pas prête de s’essouffler puisque Stella McCartney l’a mise à l’honneur dans sa pré-collection automne  2013 qui vient d’être présentée. Le noir et blanc prédomine, mais on trouve aussi d’autres duo de couleurs.

Et on peut être rayée jusqu’au bout des ongles, même le nail art a succombé au motif zébré.
défilé Gareth Pugh PE 2012

Au niveau de la décoration, la rayure est partout : sur les murs (papier peint Ferm Living, la rayure verticale est plus chic que la rayure horizontale, elle donne de la hauteur aux pièces) ou au sol, ou encore au plafond avec par exemple la suspension Vertigo chez Petite Friture. Le côté graphique structure l’espace et donne une touche d’élégance.


En communication la rayure investit les supports : Séphora en a fait la toile de fond d’une opération commerciale au mois de novembre et la graphiste Leslie David s’en amuse pour animer le générique de l’émission « La mode, la mode, la mode » sur Paris Première.

Enfin, même l’art s’intéresse aux effets optiques des rayures. En octobre, la Galerie Matignon à Paris a mis en avant le travail du photographe et réalisateur français Francis Giacobetti à travers une série de corps nus habillés de raies de lumières 

Et le Centre Pompidou de Metz expose en ce moment les hypnotiques « wall drawings » de l’artiste américain conceptuel Sol Lewit.

samedi 8 décembre 2012

émeraude, la couleur Pantone 2013



Chaque année, le fabricant de nuanciers de couleurs, Pantone, dévoile sa couleur de l'année.
Après 2012 aux notes de "Tangerine Tango", un orange vif très lumineux, 2013 sera... émeraude !

J'adore cette couleur, je vous en parlais ici. Elle était très présente dans les défilés de cet hiver et on la verra dans les collections de l'été prochain également.

On retrouvera surement aussi tout au long de l'année le vert émeraude sur des affiches publicitaires, dans les magazines.... Les graphistes et les stylistes s'en inspirent beaucoup !

Je vous quitte sur des images des podiums de l'été 2013, je retourne à la rédaction de mon mémoire, la soutenance c'est pour très bientôt !

Burberry / Kenzo / Marni

lundi 1 octobre 2012

défilé Kenzo SS13 : the jungle is back !


Je suis une inconditionnelle de Kenzo depuis toujours, j’aimais la joie de vivre, l’insouciance et la liberté que Kenzo Takada insufflait à ses collections. Et j'aime plus encore depuis la nomination à la direction de la création il y a un an du duo fondateur du concept store américain Opening Ceremony : Humberto Leon et Carol Lim. Grace aux deux californiens, on retrouve cet état d'esprit et la marque est passée des limbes de l’oubli au Panthéon de la gloire en une seule saison !

Hier, à leur défilé, l'engouement était palpable. A l’extérieur, les personnes qui arboraient une pièce de la collection de cet hiver n’étaient pas rares, quand ce n'était pas un total look Kenzo ! Sans parler aussi du fameux sweat shirt avec la tête de tigre, de la casquette bombée aux couleurs pop ou encore des Van’s, fruit d’une collaboration avec la marque qu'on voyait partout !

La collection Printemps Eté 2013 était sur le thème de la mystérieuse jungle asiatique. Je ne vais pas me lancer dans une revue précise des silhouettes : du haut du balcon de la Maison du Judo où avait lieu le défilé, je ne voyais pas vraiment les détails. Je peux juste vous dire que j’ai trouvé cette collection moins conceptuelle que les deux précédentes, plus apaisée, un peu comme un retour aux sources, d'autant plus que ce thème de la jungle est cher à Kenzo Takada.
 
Pour moi le spectacle était ailleurs. J’ai très vite été attirée par les animations digitales qui défilaient sur les écrans géants : des jungles psychédéliques peuplées de végétation luxuriante, des fleurs de lotus aux couleurs flamboyantes, des tigres et des éléphants aux silhouettes facettées comme des pierres précieuses, le tout parsemé de constellations lumineuses.

J’ai trouvé que cette succession d’images était un concentré des tendances graphiques du moment : des motifs géométriques hallucinogènes de kaléidoscope qui s’entrecroisent, des formes en 3D aux arrêtes tranchantes comme des gemmes, des cellules lumineuses qui se rejoignent pour former une constellation ou une figure ésotérique.
 
En cherchant un peu j’ai découvert que le montage a été réalisé par le talentueux artiste multimédia New-Yorkais Kenzo Digital (un nom comme ça, c’est un peu prémonitoire ;-) C’est lui qui est derrière l’animation audio et vidéo qui accompagnait les pas de danse de Beyonce lors des Billeboard Music Awards (cérémonie américaine récompensant les meilleures ventes de disques) en mai 2011. On retrouve d’ailleurs la même imagerie que chez Kenzo, dont la tête de tigre en 3D. Allez jeter un coup d’œil à la vidéo, ça vaut vraiment le détour ! On peut retrouver l'univers de Kenzo Digital sur Kenzine, le blog de Kenzo, où il signe quelques posts. Moi, je suis fan !
 
Je vous mets quelques photos des écrans même si la qualité n'est vraiment pas terrible (difficile de saisir des images qui s’enchaînent à un rythme soutenu avec mon petit appareil), ça donne un aperçu de la projection.

 
 
 
Edit du 11 octobre : Allez faire un tour ici sur le blog de Garance Doré, elle consacre un "Pardon My French" à Kenzo où Humberto Leon et Carol Lim parlent de leur rencontre avec Kenzo Digital !