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lundi 8 décembre 2014

Fonelle, la mode et moi

défilé Christine Phung PE2015
Le blog de Fonelle reprend ses quartiers et redevient quotidien ! Ça, c’est la bonne nouvelle de la fin de l’année.
Ce blog, les rencontres IRL de la « horde des adorées » me rappellent tellement un temps passé !
Il y a 4 ans….

Il y a 4 ans je buvais la mode sur les bancs de l’IFM, je m’imprégnais d’images de défilés les yeux rivés sur mon PC,  je saisissais les chassés-croisés de directeurs artistiques suspendue à mon fil Twitter, je rêvais la grâce d’une couleur passée sur le blog de Fonelle ou le mélange d’audacieux imprimés sur celui de Garance Doré.

Il y a 4 ans ces moments m’exaltaient, créaient des bulles d’allégresse, ouvraient grand des fenêtres dans mon quotidien, me faisaient vibrer.

Et puis le temps est passé, la machine de la mode s’est emballée, les défilés se sont multipliés, internet n’a cessé de déverser toujours plus d’images et d’actualités, les blogs ont perdu leur spontanéité, les magazines sont largués et moi je me suis un peu lassée.

La mode ne me fait plus cet effet. Fini l’excitation d’une découverte, l’euphorie d’un défilé, Garance Doré ne me fait plus rêver.

Alors j’ai été me consoler ailleurs, j’ai été chercher des émotions dans le design, la décoration, la cuisine, des univers encore un peu préservés.
Mais ce n’est pas vraiment pareil, je me sens moins transportée et je reste un peu nostalgique de cette période privilégiée où tout semblait connecter.

Mais Fonelle est revenue, elle qui sait si bien parler de la mode sans la montrer. Alors je peux rêver que la magie va opérer, que la mode va à nouveau me toucher...

lundi 5 mai 2014

La vie rêvée de l'instagrameuse

photos trouvées sur Instagram


Elle vit à Paris ou dans une grande ville #frenchgirl

Chez elle, on trouve quelques meubles design et une bougie Dyptique #style #instahome

Le matin, elle prend son petit déjeuner avec une fleur, c’est poétique #instamorning #beautiful
 
Elle porte des tee-shirts à message et tous les jours, elle photographie ses pieds #fromwhereistand #ootd

Isabel, Céline et Sézane sont ses meilleures amies #instafashion

Le matin, elle a un rendez-vous dans un café hyper tendance ou alors elle va se balader le long du canal St Martin à la recherche de rues pour se photographier  #perfect #moment

Puis elle rejoint une copine dans un nouveau resto et ensemble, elles prennent en photo leur plat et surtout le dessert #instafood #yum

Parfois elle commande un café crème avec de jolis dessins dessus. En ce moment c’est plutôt un smoothy parce que c’est detox ! #heathyfood #detox

L’après midi elle va à une expo ou bien elle fait du shopping. De retour chez elle, elle souhaite la bienvenue à son nouvel achat et le photographie #instagood

Le soir, après un apéro en terrasse avec plein d’amis, elle va manger un burger frites dans un resto ultra tendance #foodporn #burger

En rentrant chez elle, elle immortalise le couché de soleil sur les toits de Paris, c’est magnifique #paris #parisjetaime

Avant de dormir elle souhaite une bonne nuit aux instagrameuses qui suivent sa vie en leur envoyant une pensée philosophique #latergram #quote

Enchantée par tant de félicité, elle ferme les yeux en rêvant à la couleur de la tasse qu’elle choisira demain pour son petit déjeuner #lifestyle

mardi 8 avril 2014

Les inspirations de Dries Van Noten

Pièces de Dries Van Noten devant les toiles géométriques de Vasarely

C’est d’abord, devant chaque vitrine, des textes qui expliquent les sources d’inspiration de Dries Van Noten d’une justesse et d’une poésie incroyable ! Tellement évocateurs qu’ils m’ont fait voyager plus que les collections elles-mêmes !

Je vous en livre un extrait sur l’univers de Francis Bacon qui inspire le designer. Sublime ! Je ne me lasse pas de le relire :
« Extrêmes dans l’émotion : larmes et rires, horreur et joie. Le travail à la fois fascinant et terrifiant du peintre irlandais Francis Bacon capture l’intensité du corps en mouvement et en tension. A la limite de l’horreur et de la beauté, sa peinture révèle des bribes d’énergie pure. Elégance et disgrâce se superposent et se confondent, suggérant la force et la passion de la chair. S’approprier la laideur pour mieux définir la beauté, sublimer ce qui déplait et transformer le dégoût en charme deviennent ainsi des principes de création».

Et puis c’est une scénographie originale, un voyage à l'intérieur de l'esprit du designer, un travail de décomposition de ses sources d’inspiration qui m’a fait penser à l’analyse des rêves où viennent s’enchevêtrer les souvenirs conscients et inconscients.
D’une part, Dries Van Noten se livre à une introspection et révèle, pour chaque pièce qu’il a sélectionnée, ses multiples inspirations. D’autre part, la conservatrice du Musée, Pamela Golbin, sonde l’inconscient collectif pour déceler à travers un détail d’une veste, une couleur ou le volume d’une robe, l’influence de collections emblématiques d’autres couturiers auxquels Dries Van Noten a dû se référer involontairement.

Le résultat est une juxtaposition de pièces de Dries Van Noten, de vêtements d’autres créateurs et d’œuvres diverses d’artistes : le fameux tailleur « Bar » de Dior, des peintures de Vasarely, des extraits de films comme La leçon de piano de Jane Campion, des objets telle la superbe épée d’académicien de Jean Cocteau réalisée par Cartier ou de spectaculaires fresques murales comme celle de l’artiste floral japonais Makoto Azuma, pour ne citer que les œuvres qui m’ont le plus touchées….

Au final, cette scénographie reflète assez justement l’esprit des vêtements de Dries Van Noten qu’on qualifie souvent de « cadavre exquis » tant sa mode est composée d’associations surprenantes de couleurs, de matières et d’imprimés.

samedi 8 décembre 2012

émeraude, la couleur Pantone 2013



Chaque année, le fabricant de nuanciers de couleurs, Pantone, dévoile sa couleur de l'année.
Après 2012 aux notes de "Tangerine Tango", un orange vif très lumineux, 2013 sera... émeraude !

J'adore cette couleur, je vous en parlais ici. Elle était très présente dans les défilés de cet hiver et on la verra dans les collections de l'été prochain également.

On retrouvera surement aussi tout au long de l'année le vert émeraude sur des affiches publicitaires, dans les magazines.... Les graphistes et les stylistes s'en inspirent beaucoup !

Je vous quitte sur des images des podiums de l'été 2013, je retourne à la rédaction de mon mémoire, la soutenance c'est pour très bientôt !

Burberry / Kenzo / Marni

mercredi 21 novembre 2012

campagne de pub Marc Jacobs SS13 : à la croisée des miroirs

Marc Jacobs Juergen Teller Ruby Jean Wilson

J’attends toujours avec impatiente les images des campagnes de publicité Marc Jacobs shootées par le photographe allemand Juergen Teller (l’ancien compagnon de Venetia Scott, vous vous souvenez ?). Elles sont surprenantes, je dirai même déroutantes. Marc Jacobs et Juergen Teller ne manquent pas d’humour et d’autodérision et ce sont toujours des mises en scène décalées qui flirtent avec la provocation et le mauvais goût. Googlelisez les personnages, vous ne serez pas déçus !

La campagne de pub printemps été 2013 s’inscrit pourtant dans un autre registre. Il semblerait que l’intention soit de nous perturber, voire nous hypnotiser.
Dans le seul visuel diffusé pour l’instant sur internet, on voit le mannequin australien Ruby Jean Wilson poser dans une robe à larges rayures noires et blanches, omniprésentes sur le défilé printemps-été 2013, entourée de miroirs.

Le visuel est très graphique, tout est noir et blanc : le modèle a un teint très pale et des yeux soulignés de noir, ses cheveux sont décolorés en blond platine. Elle ne porte aucun accessoire, seul, dépasse au premier plan, une pochette aux motifs identiques à sa tenue. Par contre, elle arbore un petit tatouage au pied, un des rares détails qui nous permet de ne pas nous perdre dans cette multiplicité d’images.

Ruby Jean Wilson pose de façon assez classique, avec un bras levé, négligemment appuyé sur sa tête. Contrairement aux compositions de ce genre, son regard n’est pas tourné vers les miroirs, elle ne se regarde pas. Son visage est dirigé vers le photographe qu’elle fixe intensément.
Derrière elle, les miroirs qui composent le sol et les murs multiplient, décalent, fragmentent sa silhouette rayée à la manière d’un caléidoscope.

Cette photo m’a intriguée parce que le miroir est un sujet récurrent dans la peinture classique et a été maintes fois repris dans la publicité de mode.
Il pose la question de la représentation et introduit l’idée du narcissisme. Il est souvent associé à la mort, à la fragilité de la vie et au temps qui passe.
Dans les images publicitaires il permet de multiplier les angles de vues et de montrer une autre facette du personnage. Et puis le miroir fascine et incite à plonger dans l’image pour y découvrir des éléments hors champs. Il donne plus de corps à l’histoire qui est racontée en nous révélant l’envers du décor.

En fait cette photo est assez éloignée des images habituelles de Juergen Teller qui signe d’ordinaire des clichés au rendu spontané, faussement amateur, surexposés ou mal cadrés.
Cette image est très précise, la photo est prise de haut, en plongée, de telle sorte qu’en son centre se trouve la croisée des murs et du sol.
Ca donne une composition arachnéenne, hypnotique, qui capte et attire le regard vers un infini. J'aime beaucoup, et vous ?

lundi 1 octobre 2012

défilé Kenzo SS13 : the jungle is back !


Je suis une inconditionnelle de Kenzo depuis toujours, j’aimais la joie de vivre, l’insouciance et la liberté que Kenzo Takada insufflait à ses collections. Et j'aime plus encore depuis la nomination à la direction de la création il y a un an du duo fondateur du concept store américain Opening Ceremony : Humberto Leon et Carol Lim. Grace aux deux californiens, on retrouve cet état d'esprit et la marque est passée des limbes de l’oubli au Panthéon de la gloire en une seule saison !

Hier, à leur défilé, l'engouement était palpable. A l’extérieur, les personnes qui arboraient une pièce de la collection de cet hiver n’étaient pas rares, quand ce n'était pas un total look Kenzo ! Sans parler aussi du fameux sweat shirt avec la tête de tigre, de la casquette bombée aux couleurs pop ou encore des Van’s, fruit d’une collaboration avec la marque qu'on voyait partout !

La collection Printemps Eté 2013 était sur le thème de la mystérieuse jungle asiatique. Je ne vais pas me lancer dans une revue précise des silhouettes : du haut du balcon de la Maison du Judo où avait lieu le défilé, je ne voyais pas vraiment les détails. Je peux juste vous dire que j’ai trouvé cette collection moins conceptuelle que les deux précédentes, plus apaisée, un peu comme un retour aux sources, d'autant plus que ce thème de la jungle est cher à Kenzo Takada.
 
Pour moi le spectacle était ailleurs. J’ai très vite été attirée par les animations digitales qui défilaient sur les écrans géants : des jungles psychédéliques peuplées de végétation luxuriante, des fleurs de lotus aux couleurs flamboyantes, des tigres et des éléphants aux silhouettes facettées comme des pierres précieuses, le tout parsemé de constellations lumineuses.

J’ai trouvé que cette succession d’images était un concentré des tendances graphiques du moment : des motifs géométriques hallucinogènes de kaléidoscope qui s’entrecroisent, des formes en 3D aux arrêtes tranchantes comme des gemmes, des cellules lumineuses qui se rejoignent pour former une constellation ou une figure ésotérique.
 
En cherchant un peu j’ai découvert que le montage a été réalisé par le talentueux artiste multimédia New-Yorkais Kenzo Digital (un nom comme ça, c’est un peu prémonitoire ;-) C’est lui qui est derrière l’animation audio et vidéo qui accompagnait les pas de danse de Beyonce lors des Billeboard Music Awards (cérémonie américaine récompensant les meilleures ventes de disques) en mai 2011. On retrouve d’ailleurs la même imagerie que chez Kenzo, dont la tête de tigre en 3D. Allez jeter un coup d’œil à la vidéo, ça vaut vraiment le détour ! On peut retrouver l'univers de Kenzo Digital sur Kenzine, le blog de Kenzo, où il signe quelques posts. Moi, je suis fan !
 
Je vous mets quelques photos des écrans même si la qualité n'est vraiment pas terrible (difficile de saisir des images qui s’enchaînent à un rythme soutenu avec mon petit appareil), ça donne un aperçu de la projection.

 
 
 
Edit du 11 octobre : Allez faire un tour ici sur le blog de Garance Doré, elle consacre un "Pardon My French" à Kenzo où Humberto Leon et Carol Lim parlent de leur rencontre avec Kenzo Digital !
 

mercredi 19 septembre 2012

Tendance couleur : le vert émeraude

Depuis quelques temps j’ai envie de vert : vert émeraude, vert gazon plus tendre ou vert sapin plus sombre… que ce soit en déco, mode ou graphisme… le vert m’interpelle, m’inspire, j’aime !


En décoration je trouve que c’est une couleur forte, une couleur « statement » peu courante, pas évidente à associer, qui donne tout de suite du caractère à une pièce.  
Je la verrai bien accompagner du bleu Klein, comme dans l’appartement de l’extravagant Vincent Darré ou carrément du rose Malabar, comme chez la trendsetteuse Margherita Missoni.

En mode, on a beaucoup vu de vert émeraude dans les défilés de cet hiver chez Kenzo, Lanvin, Miu-Miu... J’ai envie de l’associer à du bleu marine ou du burgundy (eh oui, c’est LA nouvelle couleur de la fashion sphère. En 2012, dire « bordeaux » ça doit surement avoir des relans de bourgeoise seventies ou évoquer la vieille 504 de nos parents :-) je trouve ça très élégant.
Ou encore avec une touche de rouge et de léopard, ça signe une allure « branchouille » plus osée.

En attendant de me lancer, j'entretiens cette addiction en collectionnant les images sur Pinterest. C'est là où vous trouverez tous les détails et la provenance des photos de ce mood board.

Edit du 8 décembre 2012 : le vert émeraude est LA couleur Pantone 2013 ! J'en parle ici

mercredi 29 août 2012

Les photographes de mode : Venetia Scott

Les photographes de mode me fascinent. J’aime découvrir comment ils impriment leur univers particulier dans les campagnes de publicité des marques ou dans les séries mode des magazines.

Aujourd’hui, j’ai envie de revenir sur le travail de la photographe Venetia Scott.Je me suis intéressée à elle tout bêtement en faisant des recherches sur Juergen Teller, un photographe de mode dont j’adore le style décomplexé. Venetia Scott était sa compagne et a eu une fille avec lui, ils ont beaucoup travaillé ensemble.

On peut voir son travail dans les pages de magazines pointus comme Self Service, Purple Magzine et les britanniques  i-D, AnOther magazine, Dazed & Confused et Vogue UK. Elle y signe des séries mode en tant que photographe et on la retrouve de temps en temps uniquement sur le stylisme, son premier métier, qu’elle a exercé pendant plus de 15 ans entre autres aux côtés de son compagnon Juergen Teller. C’est d’ailleurs après leur séparation, qu’elle se lance dans la photographie, frustrée de collaborer avec des photographes qui ne sont pas sur la même longueur d’onde qu'elle.

Elle signe également depuis quelques années les campagnes de publicité des marques françaises Paule Ka et APC (pas pour celle de cet hiver) et américaines,Margaret Howell, Orla Kiely et Club Monaco.
 
Margaret Howell 2010 et APC 2011
Ce qui m’a tout de suite plu dans les photos de Venetia Scott, c’est le style faussement amateur qui se dégage. On a l’impression d’un résultat inachevé, imparfait. Le cadrage n’est pas classique, des éléments hors champs ou des détails du quotidien restent visibles et rendent attachants ses clichés, comme si sa volonté de saisir une émotion, un instant éphémère primait sur la perfection de la composition.

Self Service

J’aime également le côté intimistes de ses photos qui dévoilent au naturel le sujet exposé. Chez elle, pas de séduction exacerbée ou de sophistication excessive, ses personnages sont authentiques, ils ne posent pas. On a l'impression qu'elle les surprend dans leur activité - ils regardent d'ailleurs souvent franchement l’objectif - que la photo capture l’âme et la personnalité du modèle, un peu comme l’esprit d’un snapshot.
Elle pose finalement un regard plein de douceur sur le banal et le quotidien. C’est d’ailleurs ce qui la différentie de Juergen Teller qui cultive plutôt le goût de l’irrévérence et du grotesque.

Enfin, ses images aux couleurs sobres, teintées d’influences rétro fifties et sixties, ont une note nostalgique qui me touche. On les croirait tout droit sorties d'un vieil album de famille...

Self Service et AnOther Magazine


Le style de Venetia Scott a largement été influencé par l’esthétique inspirée du grunge (mouvement musical qui émerge à Seattle au milieu des années 80 dont l’icône est Kurt Cobain du groupe Nirvana), qui apparait au début des années 90 alors que le glamour s’essouffle. Une allure vestimentaire de «pauvres» bricolée à partir de vêtements achetés dans des friperies, mais surtout une philosophie, un mode de vie, le grunge symbolise la rébellion, la révolte contre le système.
 
Cet esprit et l’esthétique brute du grunge a été introduit dans la photographie de mode par la photographe anglaise Corinne Day qui a mis en avant la jeune et alors inconnue Kate Moss à la une du magazine d’avant garde The Face puis, quelques années plus tard, du Vogue UK. Ses images hyper réalistes shootées en lumière naturelle et le physique androgyne de Kate Moss qui contrastait avec le corps de déesse des tops modèles de l’époque (Cindy Crawford, Claudia Schiffer…) a créé un nouveau genre de photographie de mode qui tournait le dos au glamour et à la beauté iconique des années 80.
 
The Face (1990) et Vogue UK (1993) - Kate Moss par Corinne Day

Inspiré par cet état d’esprit, le jeune styliste Marc Jacobs aux commandes de la création de la marque américaine Perry Ellis a fait sensation en 1992 en présentant une collection qualifiée de grunge. Présentation qui lui coûtera sa place, mais que la presse a encensé.

C’est dans ce courant que Venetia Scott a puisé son inspiration. Elle s'est nourrie de l’hyper réalisme des photos de Larry Clark qui s’intéressait à la dérive de jeunes américains de villes défavorisées, se composait des looks sur le marché aux puces de Portobello, adhérait à la philosophie du jeune créateur de mode Martin Margiela de désacraliser la mode et côtoyait les photographes de la nouvelle scène de la mode : Juergen Teller, David Sims, Nigel Shafran et Corinne Day. 

 
Bio Expresse :
 

vendredi 13 juillet 2012

Venetia Scott pour Paule Ka, une esthétique rétro

J’attendais avec impatiente les visuels de la campagne automne hiver 2012 2013 de Paule Ka.

Je ne suis pas particulièrement fan du style de cette marque mais j’adore depuis quelques saisons les images de leurs pub aux accents fifties / sixties, shootées par une photographe dont j’apprécie l’univers, Venetia Scott.
Pourtant, la sophistication et l’aspect léché de ces photos contrastent avec le style naturel et spontané de la photographe anglaise, mais je suis sensible à l’esthétique des décors emblématiques des années 60 dans lesquels elle shoote les campagnes.

La collaboration entre la marque de Serge Kafinger et Venetia Scott a débuté pour la campagne printemps été 2011 qui met en scène la femme Paule Ka, sophistiquée et glamour, dans une luxueuse villa de Palm Springs à l’architecture inspirée du Bauhaus, typique des années 50.
 

Elle se poursuit pour l’hiver 2011, où on voit évoluer cette héroïne dans les salons du luxueux hôtel Carlyle à New York à la décoration surannée.
J’ai moins aimé cette série, je trouve que le décor de l’hôtel, trop présent, étouffe le mannequin et les vêtements.


Pour cet été 2012, c’est sur la côte Pacifique du Mexique, à Acapulco, qu’elle est en villégiature, pour nous permettre d’apprécier le décor du légendaire hôtel Boca Chica, vestige de cette station balnéaire prisée par la jet-set dans les années 60.


Enfin, dernier opus de cette saga, avec l’hiver 2012 shooté dans le mythique aéroport désaffecté de Berlin-Tempelhof véritable bijou de l’architecture des années 50.


J’ai particulièrement aimé cette dernière série. Je suis très sensible à l’architecture des aéroports : les halls gigantesques à la décoration impersonnelle, les immenses baies vitrées, la froideur de la structure métallique, le dépouillement du mobilier.
Ce sont des lieux de passage porteurs d'une charge émotionnelle forte, souvent l'espoir d’un ailleurs enchanté. Mais ils peuvent parfois être des espaces anonymes où on erre, désabusé, les mauvais jours de voyages ou lors d’interminables escales.

samedi 4 février 2012

Colorama Kulte

      
J'aime la façon dont la marque de vêtements Kulte présente sa nouvelle collection. Ces associations de couleurs et matières m'évoquent la poésie des photos de champs vus du ciel.

jeudi 29 décembre 2011

terrain de je


En février 2011, je finissais mon année et demi d’études à « l’école de la mode », comme la nomme ma petite nièce de 7 ans. Presqu’un an après, je suis nostalgique, j’y pense encore comme une parenthèse enchantée. Et pourtant, ça a été un an et demi de travail acharné, de remises en question, de doutes, de larmes parfois, mais aussi de découvertes, d’exaltation, de moments partagés, de confiance retrouvée.

J’ai vécu cette école comme un retour à l’enfance, un espace protégé, privilégié, pour apprendre, pour se construire, un grand terrain de jeu, un espace d’expérimentation.
Etait-ce le fait qu’on n’était pas noté (ou plutôt que nos notes ne nous étaient pas communiquées) qui faisait que je me sentais libre d’essayer, de tenter, de proposer. Que je me sentais en sécurité aussi, protégée, comme si ce qu’il se passait ici n’aurait pas de conséquences sur la vraie vie. Ici nous étions autorisés à tester nos idées, se lâcher, dépasser nos limites.

Bien sûr cette vision est un peu utopique, il y avait bien des passerelles avec la vie réelle. Les intervenants étaient pour la plupart des professionnels de la mode et les étudiants gravitent également autour de cet univers.
Alors pourquoi je n'essaierai pas de prolonger cet état d’esprit de liberté, d’expérimentation et de découverte dans ma vie professionnelle aujourd'hui ?

jeudi 17 novembre 2011

Mourir Auprès de Toi

Les vidéos virales de marques, je suis sure que vous en connaissez tous. Depuis quelques années, on assiste à une multiplication de ce format de communication et les marques de mode rivalisent d’idées et de créativité pour mettre en scène une collection ou leur univers.

D’abord, parce que le développement d’Internet a donné aux marques la possibilité de diffuser à moindre coût du contenu vidéo. Les prix prohibitifs des campagnes de publicité télé tiennent à l’écart depuis toujours les marques de mode du média vidéo.

Et puis, si les marques veulent renforcer leur présence sur le web et faire partie des discussions dans les réseaux sociaux, elles doivent diffuser du contenu qui sera repris dans les blogs, Facebook, Twitter, YouTube et autres médias sociaux, pour faire un buzz.

En la matière, il semblerait que les registres du drôle, de l’émotionnel, du dramatique, du sensationnel et de la provocation assurent à leurs auteurs de grandes chances de succès.

Je ne vais pas revenir sur toutes les vidéos qui m’ont marquées cette année, mais je voulais vous faire partager le petit clip de la créatrice d’accessoires Olympia Le Tan qui met en scène les personnages brodés sur ses minaudières, personnages qui s’inspirent de couvertures de livres anciens. Il a été réalisé par Spike Jonze (le réalisateur de « Dans la peau de John Malkovitch ») suivant la technique du stop motion (succession d’images sur une bande son), c’est la grande mode en ce moment.
J’aime son univers à la fois impertinent, comique et poétique…Je ne me lasse pas de le revoir, c’est un vrai coup de cœur !


mercredi 13 juillet 2011

Kenzo, quand la fiction rejoint la réalité


Hier on pouvait lire que Kenzo ne renouvelait pas Antonio Marras dans ses fonctions de Directeur Artistique de la marque. Aujourd’hui on  apprend que c’est le duo de fondateurs des boutiques multimarques américaines Opening Ceremony (un peu l’équivalent de notre Colette), Humberto Leon et Carol Lim,  qui prend la relève.

Retour en arrière, il y a 6 mois.
Dernier grand projet de mon année et demie d’étude de l’univers de la mode. Dossier qui fait la synthèse de tous les cours que nous avons eus : la recherche d’un nouveau directeur artistique pour une Maison de Mode.
Maison étudiée : Kenzo !...

J’aurai aimé vous dire que certains d’entre nous avaient vu juste en désignant ce duo, mais ce n’est pas le cas. Et puis tant mieux, parce que ce choix très audacieux de personnalités qui n’ont jamais créé une véritable collection ni géré les contraintes du calendrier de la mode, ouvre de nouvelles perspectives à la création de mode !
Et ces deux là sont tellement en phase avec l'air du temps et sont connectés à un milieu artistique et intellectuel éclectique, tellement pointu, authentique, novateur (musiciens, réalisateurs, directeurs artistiques, photographes, acteurs….) qu’ils font partis de ceux qui influencent les images de mode, et créent la tendance.

Nul doute qu’ils vont étoffer et enrichir de façon incroyable l’univers de Kenzo qui va devenir la marque à suivre comme l’est Céline depuis l'arrivée de Phoebe Philo.
Je suis impatiente de voir leur première collection !

samedi 5 mars 2011

Dior AH 2011 : Galliano, es tu là ?

crédit photo : FashionMag.com
Hier c’était le défilé Dior Automne Hiver 2011.
D’habitude les défilés Dior ne sont pas ceux que je regarde en priorité. Ils influencent peu la tendance, sont toujours « too much », peu portables, très bling bling.
Cette saison j’étais très curieuse de voir ce qu’allait être la présentation Dior, sans la touche finale et surtout le très attendu salut théâtral de John Galliano.


Et j’ai été sous le charme, je dois l’avouer ! Le Dior du talentueux Galliano, débarrassé des excès du créateur, est très désirable.
Les silhouettes ont été épurées, simplifiées. Les coiffures et les maquillages outranciers qui travestissaient les mannequins en de véritables cocottes ont été adoucis. La démarche forcée des filles s'est muée en une démarche souple, pleine de légèreté et d’allant. Les vêtements avaient la juste dose de glamour. Les matières précieuses (taffetas de soie, mousseline de soie, pane de velours, fourrure) sont révélées !
Le premier passage m'a beaucoup intrigué : c’est une jeune femme vêtue d’une cape et de grandes bottes de couleurs sombres. Un large chapeau en feutre cache son visage. Elle a une démarche saccadée, une présence mystérieuse et des poses théâtrales qui rappellent les saluts de John Galliano. Comme si son esprit flottait une dernière fois sur le défilé…
Si c’est une attention de la Maison Dior pour le créateur à l’origine de cette collection,  je trouve que c’est très élégant.
En tous cas, ce défilé a démontré la véritable capacité de Dior de faire des vêtements portables !
J'ai beaucoup aimé l'esprit très bohême chic de la collection : la palette de couleurs automnales dans  des tons de bleu pétrole, lie de vin, vert olive et brique. Les larges chapeaux en feutre, les précieux cols en fourrure, kes knickers en velours et les petites lunettes de soleil rondes.


crédit photo : FashionMag.com




dimanche 23 janvier 2011

la magie du défilé

Je suis allée au défilé du jeune créateur Tillmann Lauterbach hier.
J’ai beaucoup hésité à y aller : c’est une ligne homme, un créateur peu connu, un défilé modeste… bref, je faisais déjà ma blasée après un maigre palmarès de 3 défilés !!! C’est n’importe quoi…
Au final, comme d’habitude, la magie a opéré !
Je me suis sentie transcendée, transportée ! J’étais très émue, avec cette impression que ça touchait une vérité en moi.
J’ai trouvé le défilé d’une beauté à en pleurer. Mais pas une beauté classique.
L’étrangeté d’abord, avec une musique sourde qui semblait sortir des profondeurs de la terre, qui montait et m’enveloppait.
La fragilité, du visage pale et émacié des mannequins, de leur longue et fine silhouette. La dureté, de leurs traits aussi.
La radicalité des silhouettes sombres et brutes.
Et la pureté des coupes, du tombé des matières.
Le défilé a eu lieu dans un hôtel particulier du Marais, dans une petite pièce typique des appartements parisiens du 18ème, surchauffée par des spots qui projetaient une lumière crue. Le lieu et l’ambiance du défilé étaient en totale opposition avec l’esprit de la collection. Mais peut être que c'est cette proximité entre le public et les mannequins ou ce décalage entre le lieu et les silhouettes qui défilaient qui a permis à cette beauté brute de surgir ?
Et puis, dans ces défilés un peu underground, il y a toujours des personnages ! J’aurai aimé avoir le talent pour les prendre en photo et les présenter… Certains étaient vraiment étranges. Je suis sure que ça participe à l’ambiance du défilé aussi.

vendredi 1 octobre 2010

1er grand défilé : Lanvin SS11


La mode serait devenue populaire… C’est ce que disait dernièrement une personne qui travaille dans ce milieu. Il n’y aurait plus cette excitation pendant la Fashion Week de se retrouver entre soit et d’avoir le privilège de découvrir les dernières collections.
La faute aux bloggeuses. Elles  ont eu accès aux défilés qui ne sont plus le cénacle de quelques journalistes élues et s’empressent de les commenter sur leurs blogs.
La faute à internet aussi qui achève de lever le mystère en mettant en ligne le jour même toutes les photos et vidéos des défilés.
Les journalistes perdent leur rôle et leur légitimité de décrypteuses de tendances. Tout le monde a la même information en même temps. La fête est gâchée.
Ok mais le spectacle du défilé dans tout ça ?
Moi, Lanvin c’était mon troisième défilé, mais mon premier vrai grand défilé.
Je peux vous dire que tout en haut des gradins, dans l’obscurité de la salle, quand la musique s’est lancée et que le premier mannequin s'est avancé d'un pas décidé, j’étais emportée, je volais, mes pieds ne touchaient plus le sol.
Je me disais que ce que j’aimais le plus dans la mode et que j’aimerai préserver le plus longtemps, c’est l’émotion que ça me procure !
Alors quelle est la bonne distance à avoir pour travailler dans ce domaine qui m’exalte, sans pour autant y sacrifier cette exaltation ?

vendredi 26 mars 2010

la Boîte

A l’origine de ce blog il y a cet exercice imposé, « La Boîte », pour nous aider à exprimer notre sensibilité à la création.
Un exercice périlleux, vertigineux, où rien de plus n’est précisé et où tout est permis. Une chance incroyable d’explorer son univers artistique, esthétique, son monde intérieur.

Ce projet a occupé mes pensées pendant au moins deux mois et a été un long cheminement avant d’aboutir à ce résultat.
Pour moi, il y aura un avant La Boîte et un après. Cet exercice m’a véritablement ouvert des portes, je ne sais pas encore où cela va me mener…

lundi 22 février 2010

la mode, le style


La mode m’a toujours intéressée. Depuis que je suis petite, j’adorais habiller mes poupées mannequin avec trois fois rien, à défaut d’avoir des tenues bien à elles : un vieux gilet blanc tricoté de bébé devenait un imposant manteau de fourrure, un mouchoir se transformait en une élégante robe bustier… et mes poupées étaient parées pour vivre des aventures mondaines !
Par la suite, j’ai essayé de suivre la mode, de loin, tant bien que mal. A 15 ans je portais à l’envers les gilets de ma mère pour imiter les pulls col V dans le dos de mes amies, à 20 ans je m’efforçais de me constituer un style en copiant discrètement celui de Valentine… C’était la période des tailleurs très épaulés, des 501 et des tops Agnès B.
Mais j’avais toujours l’impression d’avoir une année de retard, pas le bon vêtement au bon moment. La mode c’était comme la quête du Graal !
Les années passants, j’ai appris ce qui m’allait, ce que j’aimais, mon style s’est affirmé et c’est devenu moi dont on s’inspirait, qu’on copiait. J’étais très surprise au début, puis j’en ai tiré une certaine fierté, et même un sentiment de revanche. Le « vilain petit canard » qui bricolait des tenues, qui ne savait pas, qui observait et imitait, avait « dépassé » ses maîtres !
La mode ne m’est pas pour autant devenu un plaisir ou une victoire… c’était une torture avec ses éternelles questions en début de saison : quel look fallait-il avoir ? Etait-ce le bon vêtement ? La bonne couleur ?... J’étais connue par mes amies pour mes hésitations, pour acheter et rendre la semaine d’après, pour regretter. Le moindre achat était scrupuleusement soupesé, j’avais toujours du mal à me décider et mes virées shopping se transformaient en séances d’introspection et de torture mentale !

Alors quand j’ai commencé à m’intéresser de façon compulsive à la mode, en analysant toutes les photos de défilés, en m’informant sur les blogs, en épluchant la presse française et étrangère, en participant à des conférences, ma sœur m’a mise en garde : ma parfaite maîtrise des tendances allait m’enfermer dans des codes rigides qui allaient rendre l’exercice de la mode encore plus difficile et contraignant ! Et j’allais chercher à me conformer à la tendance et je n’allais plus être originale ou développer mon propre style.
Et pourtant c’est tout le contraire qui est arrivé !
La perception des tendances m’a donnée énormément confiance en moi : je savais ce qui se faisait, ce qui était à la mode et ce qui ne l’était pas. Je le savais même mieux que les vendeurs des magasins, puisque je connaissais leurs collections futures et celles des autres.
Mon orgie d’images à fait que j’ai vite été influencée par des silhouettes des saisons actuelles, passées et futures, de créateurs connus ou pas, français ou étrangers, des images vues sur des blogs, des magazines…  Cette fois ci je n’ai pas cherché à copier ces looks, ils ont été un déclencheur, une envie, et j’ai composé des tenues personnelles à partir de ces émotions ou ces impressions. D’ailleurs, la plupart du temps, on ne retrouve pas grand-chose de la silhouette de départ dans ma tenue… la couleur d'un vernis à ongle ? Des volumes ? Un genre ? Une palette de couleur ? Mais je n’y attache pas d’importance. L’essentiel ce sont les histoires que je me raconte, les références que j’ai, peu m’importe qu’on identifie ou non le style que j’ai voulu donner.

Je me suis mise aussi à puiser à nouveau dans des vieux vêtements et à constituer des tenues avec des éléments du passé, plus vraiment au goût du jour, un peu comme quand j’étais enfant en fait. J’aime bien cette idée de me retrouver…
J’ai compris aussi que la mode c’était une multitude de propositions, même si des tendances se dégagent toujours ! Et aujourd’hui je m’intéresse autant aux grandes tendances qu’aux jeunes créateurs moins influents dans la mesure où je suis sensible à leur esthétique, à leur vision de la mode.
Le fait de m’être rapprochée de la mode m’a finalement donné une grande liberté par rapport à ma façon de m’habiller. Aujourd’hui je ne cherche plus mon style. Je sais qu’il n’est pas unique, qu’il sera influencé par mes humeurs, par mes émotions, par mes rencontres. Je sais qu’il sera alimenté par mon histoire, par mon vécu, par mon univers esthétique. Et même si au final je reste assez conventionnelle et pas si décalée dans ma façon de m’habiller, j’aime savoir que ma tenue est le reflet d'une histoire que je me suis racontée.
Je pense qu’au final, c’est ça qui fait le style unique d’une personne !

lundi 1 février 2010

tu seras une femme ma fille


J’ai bien aimé ce livre, il se lit vite, facilement. Il répond tout à fait aux critères "réclamés" par l'édititrice de Nathalie Rykiel : un livre dont « la femme qui rentre de son travail le soir, dans le RER » ne décroche pas.

Mais c’est un livre qui m’a à chaque fois laissé triste ou avec un vague à l’âme. Je me suis dit que j'aimerai être cette femme ou que j’aurai aimé qu’elle soit ma mère.
J'aimerai être cette femme accomplie personnellement et professionnellement, entourée de ses filles, de ses amies,  aimée de sa mère, de ses amants.  J’aimerai être cette femme qui trouve sa voie professionnellement, qui réussit à se démarquer de sa mère, qui  se crée des mondes à son image à l’intérieur de l’univers imposant de sa mère, et dont la place au sein de la Maison de Couture s’affirme progressivement mais magistralement !
Je suis impressionnée par ses réalisations et par ses audaces.
Et je suis envieuse aussi de l’aura de sa mère dont elle a bénéficié, de cette force et de cette confiance qui se lègue dans cette famille.
J’aurai aimé qu’elle soit ma mère, qu’elle me transmette sa féminité, sa séduction, ce lien mère-fille tissé avec sa propre mère, la bienveillance de ses amies et de ses proches, cet esprit clanique, protecteur…
J’ai été émue par les pages où elle parle de ses filles. On y ressent tout l’amour d’une mère, mais plus encore : de l’admiration… Il me semble que c’est rare qu’une mère utilise ce mot en parlant de ses enfants. Et du respect aussi, pour ce qu’elles sont, pour leurs différences…  Je trouve ça très fort, précieux.

J’ai été touchée également par les passages où elle évoque son frère et sa cécité. Elle a cette phrase très belle « Ma mère est brisée, mais se tient droite », ça donne une dimension romanesque au personnage de Sonia Rykiel. 
En résumé, un livre qui décrit beaucoup d’amour et de respect entre une mère et une fille, entre une mère et ses filles, mais dont on sent que l’envie narcissique de laisser une trace, de marquer de son empreinte dépasse le besoin vital d’écrire et de s’exprimer. On sent une composition du récit un peu forcée, comme si l’auteur s’appuyait sur une trame ou un questionnaire fourni par l’éditeur.